Le négationnisme marxiste (suite)

  • 18 août 2015

Nous avons dénoncé dans un précédent article le révisionnisme marxiste qui se développe en France. Un livre, écrit par des auteurs de gauche, a le mérite de faire un inventaire assez complet des crimes et exactions des régimes communistes à travers le monde. Son titre : « Le livre noir du communisme ». Bien que ce livre soit parfois plutôt complaisant avec certains régimes, comme celui de Castro par exemple, il est assez objectif. Lors de sa parution il a suscité une polémique d’experts quant au nombre exact de morts dus aux régimes communistes : 85 ou 100 millions ? A vrai dire, le chiffre précis n’a qu’une importance secondaire. Ce qui compte c’est son énormité et la monstruosité qu’il recouvre.

Comme nous l’avons appris (peut-être) pratiquement tous, les régimes communistes, – à l’exception des quelques-uns directement imposés par la Russie -, sont issus de l’idéologie marxiste au moins à leurs débuts. Ils sont pratiquement tous passés par les mêmes étapes :

  • Alliance avec un ou des partis de gauche, souvent plutôt modérés,
  • Arrivée au pouvoir par des élections plus ou moins trafiquées,
  • Elimination politique ou physique du (ou des) partenaire,
  • Mise en place d’une dictature collective dirigée par une petite nomenklatura,
  • Instauration d’une terreur rouge pour éliminer les anciens amis susceptibles de contester le pouvoir (ou de le chercher pour eux-mêmes),
  • Dictature absolue avec culte de la personnalité du leader,
  • Epurations collectives de grande ampleur pour éliminer tous les groupes ethniques, intellectuels, ou sociaux qui pourraient être une menace pour le pouvoir dictatorial.

C’est cela le communisme !

Et remarquons par ailleurs que dans la majorité des cas les régimes communistes ont remplacé des régimes plutôt progressistes et peu dirigistes. Les communistes n’ont jamais chassé des fascistes car ils ont en fait de nombreuses valeurs communes comme en atteste la signature par Staline du pacte germano-soviétique. Le communisme utilise la dictature du prolétariat pour se draper dans la légitimité issue du peuple mais ce n’est qu’une pure façade pour masquer une vraie dictature répressive et totalitaire.

Même s’il ne s’agit pas d’un régime marxiste, la révolution française offre un premier exemple politique dans lequel un régime plutôt tolérant, dirigé par un roi certes un peu falot mais de bonne volonté, est remplacé brutalement par un régime génocidaire et sanguinaire. Le régime révolutionnaire, initialement sous les ordres de Danton, avait gagné une certaine légitimité populaire en combattant et en vainquant les autrichiens. Mais Danton voulait en finir avec la terreur après ses victoires militaires et il a été écarté puis guillotiné par son ex-complice, Robespierre, chantre de la terreur permanente. Heureusement pour la France, d’autres factions plus libérales ont réussi à faire perdre la tête à Robespierre. La commune de Paris a été une tentative de récidive des ultras et elle a heureusement été écrasée.

Mais Robespierre a été l’un des modèles des bourreaux bolchéviques et de nombreux autres leaders communistes, comme en France De Gaulle a servi (et sert encore) de modèle à certains partis. La seule hantise des apprentis Robespierre était de ne pas finir comme lui et pour ce faire ils ont pris soin d’éliminer au plus vite tous leurs ennemis réels, supposés ou potentiels. Robespierre avait été trop tendre !

La mouvance gauchiste de France a une lourde responsabilité dans les massacres communistes car elle a formé de nombreux leaders, dictateurs ou membres de leur proche entourage. Ces apprentis bourreaux ont été conseillés par des journalistes, des politiques, des syndicalistes, des philosophes, des universitaires français. Citons par exemple Krivine, qui a contribué à plusieurs tentatives de révolutions trotskistes en Amérique latine depuis son quartier latin. Pendant que la répression sévissait et que les massacres faisaient rage, lui –même restait tranquillement dans ses pénates françaises.

Et bien avant Trotski, Mao, Pol Pot, Hô Chi Minh, Castro, ont tous été à des degrés divers conseillés et aidés par des français. Rappelons brièvement les faits d’armes de ces tristes personnages.

Trotski et Lénine ont éliminé un tsar réformiste et volontaire pour mettre en place une dictature bolchévique transformée par la suite en cauchemar total par Staline. Et souvenons-nous que Trotski avait préparé en 1919 un plan d’invasion de la France avec le concours des Allemands battus en 1918. Heureusement, il a été bloqué et défait par nos amis polonais. Imaginons ce que serait devenu la France occupée par l’Armée Rouge et dirigée par des bolchéviques !

Mao lui, a éliminé Tchang Kaï-Chek, qui n’était pas un ange mais pas non plus un monstre sanguinaire pour instaurer la dictature la plus meurtrière de l’histoire humaine.

Hô Chi Minh au Vietnam a instauré la terreur rouge et a fait emprisonner 20 000 de ses anciens amis et exterminer 15 000 d’entre eux.

Pol Pot a remplacé Sihanouk et a instauré le « communisme agricole » en éliminant tous les cambodgiens non compatibles avec son idéologie. Au total Pol Pot a éliminé 2 millions de personnes, soit un cambodgiens sur 3. En sauvagerie, personne dans l’histoire n’a jamais fait mieux !

A Cuba, Castro a remplacé Batista, qui n’était pas un dictateur mais juste un dirigeant mafieux, et a réussi à affamer son pays pendant 40 ans.

La liste des dictateurs communistes est longue et chacun apporte sa cohorte de morts à l’édifice : Bella Kun, Enver Hoxha, Dimitrov, Gottwald, Ulbricht, Kim Il-sung, tous ont les mains baignées de sang. Un seul pays de l’est de l’Europe a réussi à résister à la dictature communiste : la Pologne. Les polonais ont tenu bon grâce à leur haine des soviétiques et à leur liaison fusionnelle avec l’église catholique.

Aujourd’hui les intellectuels bien-pensants essaient de nous expliquer que le communisme a dévoyé la pureté originelle du marxisme. Certains nous affirment même que le marxisme se rapprocherait de l’idéologie des premiers chrétiens (!). Par ailleurs, ces révisionnistes essaient d’atténuer le nombre de morts. Ainsi, Staline n’aurait tué que 12 millions de personnes et non plus de 40 millions, les autres morts ne seraient pas directement imputables à son action mais en quelque sorte des « dommages collatéraux ». La belle affaire !

Et puis rappelons-nous qu’une grande partie des crimes bolchéviques et soviétiques a été révélée progressivement par des « dissidents » tels Soljenitsyne. Mais qui peut croire une minute que nos médias de gauche comme Le Monde, Le Nouvel Obs, Libération, les partis de gauche, y compris le PS, les associations communistes de liaison avec l’ex-URSS, les syndicats et notamment la CGT, les fameux intellectuels de gauche, grandes figures économiques, universitaires, philosophiques, bref tout cette nomenklatura marxiste française n’était pas au courant des exactions du Stalinisme ? Et pourtant ils ont tous continué à soutenir le régime soviétique jusqu’à la dernière minute. Par ce soutien, ils ont une partie du sang des peuples exterminés sur leurs mains ! Et prétendre le contraire, comme le fait Mélenchon, c’est du négationnisme. Pourquoi de tels propos ne sont-ils pas condamnés ? Pourquoi nier l’existence de la Shoah est-il un crime en France mais nier les crimes communistes n’en est pas un ?

La France de Madame Taubira se repend de tout : esclavage, colonisation, régime de Pétain, transport par la SNCF de prisonniers vers les camps de concentration, guerre d’Algérie,… alors que la majorité des français a oublié ces épisodes de notre histoire.

Mais quand les suppôts du communisme vont-ils entamer leur repentance ?

 

CLUB DANTON

Déjà 6 commentaires, laissez un commentaire

6 commentaires actuellement

  1.  »..ans moins de 100 ans l islam aura detruit l humanité si les états ne se réveillent pas !!  »

    C’est peut être un mal nécessaire…après une nouvelle vie s’installera et il y aura du boulot pour 50 ans ainsi va la vie !!

  2. dans moins de 100 ans l islam aura detruit l humanité si les états ne se réveillent pas !!

  3. Il faut vivre avec son temps. Le communisme, le nazisme, ce sont les périls d’hier, morts et enterrés. Aujourd’hui, les périls du moment sont le mondialisme et l’islamisme.

  4. Aujourd’ui, le communisme n’est pas plus dangereux que le tyranosorus rex ou le national-socialisme de l’oncle Adolf

  5. Le communisme mérite bien des critiques, mais n’esiste t il pas, aujourd’hui, des périls bien plus grands?

  6. Il ne doit pas s’agir de provoquer la repentance de qui que ce soit (sauf pour soi-même…).
    En revanche, on ne combattra jamais assez pour restaurer la vérité historique pour quelques époques que ce soit.
    Le mensonge historique est une injustice insupportable.
    Le vote en France de la Loi GAYSSOT est un scandale.
    La recherche de la vérité historique doit rester totalement libre et contradictoire.
    Il est difficile d’y parvenir même après des siècles.
    Dans la deuxième moitié du vingtième siècle, une commission se réunit pendant des années et même des lustres pour essayer de d’évaluer les proportions des différentes catégories de déportés dans les camps allemands.
    Finalement, la commission renonça à mener à bien sa tâche tant étaient importantes les contradictions entre les éléments en leur possession.
    Globalement il semblait s’avérer que la plus importante des catégories était celle des droit commun (triangle rouge), résultat qui aurait été sans doute été incorrecte?
    (Source Henri AMOUROUX in « La page n’est pas tournée »)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *