Catalogue des (fausses) idées politiquement correctes

  • 23 octobre 2015

Le pouvoir politique et ses relais médiatiques se conjuguent souvent pour présenter comme des évidences des faits qui ne sont que de pures manipulations. La liste de ces idées politiquement correctes mais totalement fausses est longue. Nous commençons la série avec le climat et la COP21.

COP 21 : le GIEC est un organisme scientifique constitué d’experts. FAUX

Le GIEC (en anglais IPCC : Intergouvernemental Panel for Climate Change) est un organisme politique au même titre que l’ONU. Ses membres sont nommés par les différents gouvernements. Très peu ont la moindre connaissance climatique puisque moins de 10 pays au monde ont des équipes de recherche sur le climat. Les (vrais) experts qui contribuent aux travaux ne sont que des alibis. Le rapport pour décideurs – le seul qui soit vraiment lu – ne reflète absolument pas la diversité des contributions. Il ne reprend que les scénarios les plus extrêmes souvent écrits par des ONG écolos. Il n’y a aucun mécanisme de revue par des pairs, les données utilisées sont obscures et aucun des documents du GIEC n’aurait la moindre chance d’être publié par une revue scientifique sérieuse.

COP21 : Hollande et Fabius croient au réchauffement climatique. FAUX

Hollande ne croit qu’en une seule chose : sa propre personne. La COP21 est pour lui une occasion en or de briller sur un sujet pour lequel il ne sera jamais jugé. La terre peut se refroidir ou se réchauffer, nul ne viendra l’en blâmer. Cela permet de faire (un peu) oublier le chômage qui lui ne fait que monter. Et puis distribuer 100 milliards à des pays pauvres, essentiellement d’Afrique, est un excellent moyen d’alimenter la pompe à rétro commissions. Quant à Fafa, cette croisade lui permet de briller sur la scène internationale, à peu de frais. C’est tout de même plus valorisant que la Syrie, l’Ukraine ou l’Iran où Fafa n’est que le paillasson sur lequel Obama s’essuie régulièrement les rangers…

COP21 : le CO2 est responsable du réchauffement climatique. FAUX

Selon les écolo-religieux, le CO2 serait un poison et l’activité humaine en produirait une quantité énorme générant par effet de serre un réchauffement global de la terre. Mais selon la science, le CO2 est un gaz indispensable à la vie puisque nécessaire à la photosynthèse des plantes. Son effet est négligeable sur la variabilité du climat puisque la vapeur d’eau est de très loin le principal gaz à effet de serre (95%) et que le CO2 d’origine anthropique ne représente que 0,117% des gaz à effet de serre. Et la vapeur d’eau n’est en aucun cas dans un état stationnaire puisque des masses considérables d’eau sont échangées en permanence entre les océans et l’atmosphère. En fait les fluctuations de l’effet de serre lié à la vapeur d’eau sont bien supérieures à l’effet du CO2. On peut enfin ajouter que selon les spécialistes de la spectroscopie spatiale comme François Gervais, la capacité d’absorption de la molécule de CO2 est saturée depuis longtemps.
Mais il est difficile de faire peur aux foules avec de l’eau et on diabolise ainsi le CO2, pourtant le gaz de la vie, en laissant notamment la confusion s’établir avec le CO qui lui est dangereux.

COP21 : Jean Jouzel, représentant français au GIEC, est un grand climatologue. FAUX

Jean Jouzel n’est pas un climatologue. Il a fait toute sa carrière au CEA, dont il est devenu un apparatchik. Depuis que le A de CEA s’est muté de Atomique à Alternative, beaucoup de chercheurs du CEA sont devenus des apôtres du réchauffement afin que leurs crédits ne soient pas coupés. Le même phénomène a été observé aux USA à la NASA. Après les nombreux revers dans la conquête spatiale, l’agence a craint pour son budget et s’est reconvertie dans le réchauffement. Il y a longtemps que Jouzel ne fait plus de recherche. Il est maintenant conseiller en « marketing climatique » pour de nombreuses entreprises (Engie, Air France, BNP, Crédit Agricole, Bouygues, Eiffage, Ikea, Michelin,…) et il donne des conférences à 8000 euros les 45 minutes. La température de la terre n’augmente pas aussi vite que le compte en banque du sieur Jouzel !

COP21 : Rajendra Pachauri a été un bon président du GIEC. FAUX

Pachauri a été au GIEC ce que Blatter fut à la FIFA : un homme corrompu qui a utilisé sa fonction à des fins d’enrichissement personnel. Pachauri a été nommé à la tête du GIEC car il est Indien et que les promoteurs du « réchauffisme » pensaient alors que cela rallierait l’Inde à leur cause. Peine perdue puisque l’Inde a décidé récemment de construire une nouvelle centrale au charbon par semaine et que la COP21 est le dernier de ses soucis. Pachauri ne connait rien au climat puisqu’il est ingénieur des chemins de fer. Dès le début de son règne, il a créé la polémique en affirmant notamment que les glaciers de l’Hymalaya allaient très vite disparaitre ce qui est une totale absurdité. Il a été accusé à de nombreuses reprises de conflits d’intérêts et d’enrichissement personnel. Il a été au conseil d’administration d’une cinquantaine de grosses sociétés afin d’y prodiguer, comme Jouzel, la bonne parole réchauffiste. Il a même été membre d’honneur de la fondation Chirac ! Il a dû démissionner début 2015 à la suite de plusieurs plaintes pour harcèlement sexuel. Triste personnage, à l’image de la cause qu’il défend !

COP21 : Les centrales à charbon tuent et doivent être interdites. FAUX

La première cause de mortalité sur terre selon l’OMS ce sont les fumées des foyers ouverts pour la cuisine et le chauffage utilisés par les pays pauvres. 4 millions d’êtres humains meurent chaque année, intoxiqués par ces « barbecues de la mort ». Amener l’électricité dans ces pays est ainsi non seulement un besoin économique mais une question de vie de mort. Or le moyen le plus simple et le moins cher de produire de l’électricité en masse, ce sont les hydrocarbures et notamment le charbon. La Chine va ainsi continuer à construire une centrale à Charbon par semaine jusqu’en 2023 et l’Inde a décidé récemment de faire de même. Dans ces conditions, il n’y a aucune chance que les émissions de CO2 diminuent d’ici à 2030. Tant pis pour Fafa !

COP 21 : La recherche française est indépendante. FAUX

Les budgets des chercheurs du CNRS, du CEA et de tous les organismes de recherche publique sont réduits pour ceux qui mettent en cause la doctrine d’état du réchauffisme et qui n’adhèrent pas aux thèses du GIEC. Et NKM a même traité récemment les sceptiques de « connards ». De la violence verbale à la violence physique, il n’y a qu’un pas, comme la CGT vient de le démontrer chez Air France. Pas étonnant que les sceptiques soient si peu nombreux…

COP21 : Les médias sont indépendants. FAUX

Les médias français – gauche et droite réunies – sont priés de ne pas inviter les opposants aux thèses du GIEC. Heureusement qu’il reste quelques vois courageuses pour dénoncer l’imposture à travers des ouvrages souvent très bien documentés. On peut citer notamment L’Innocence du Carbone de François Gervais, Le Réchauffisme de Rémy Prud’homme, « Climat : J’accuse » de Christian Gérondeau ou Une croisade absurde, coûteuse et inutile de Bernard Beauzamy.

 

CLUB DANTON

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  1. @arabal : J’adhère totalement à votre propos;
    Comme vous, j’ai toujours considéré l’Union européenne comme une grande Yougoslavie.6

  2. Il nous faut accepter d’être entrés dans la guerre civile. Le nombre croissant de musulmans, leur volonté de vivre à part de la communauté française tout en affirmant un universel contraire à l’universalisme français ou européen, l’ambiguïté d’un discours où islam et islamisme entrent dans une zone de confusion dangereuse, tout cela évoque la libanisation de l’Europe, comme la guerre de l’ex-Yougoslavie nous en a donné l’avant-goût. Ce n’était pas suffisant. La pax americana nous a obligés à fermer les yeux sur nous-mêmes. Notre accomplissement américain (i.e. notre devenir libéral-calviniste) passe non pas par l’intégration des musulmans mais par notre islamisation : lorsqu’une religion triomphe, c’est qu’elle rencontre la misère du territoire où elle arrive, au lieu de prendre la religion des vaincus.

  3. @Anonyme : Ceux qui nous gouvernent essaient (et malheureusement réussissent)6 à monopoliser et obnubiler les esprits sur des sujets secondaires ou complètement débiles voire scientifiquement largement faux pour dissimuler au peuple les vrais problèmes. C’est l’enfumage.

  4. Oui, c’est surtout dépendant de beaucoup de facteurs, et c’est compliqué car il faut des connaissances biologiques, physiques, chimiques et géologiques : voir des politiciens balancer leurs « vérités », dont, si on s’y connait, plus de la moitié se contredisent, serait juste amusant si ce n’était pas les gens qui nous gouvernent…
    Après, là où ça m’énerve, et je pense ne pas être le seul, c’est qu’on pratique une politique en milieu urbain, et on oublie les trois quarts des territoires à côté.

  5. @anonyme : décidemment, il s’agit d’un sujet particulièrement complexe.

  6. Bonjour,

    En zone semi-urbaine et rurale très poche de grosses villes, oui, c’est un fait qu’un certain nombre de médecins ont remarqué. Par contre, passé cette zone critique, dans les zones rurales, on y respire bien mieux.

  7. @Anonyme : mais alors, si ce que vous dites est vrai, il doit y avoir bien plus de personnes atteintes d’affections respiratoires à la campagne qu’à la ville? L’air de la campagne serait donc particulièrement malsain?

  8. Bonjour,

    Non, de l’ozone reste de l’ozone, l’action est la même. La seule différence est qu’avec la densité d’infrastructures, l’ozone en milieu urbain qui arrive au niveau des êtres vivants est moins important qu’en milieu rural ou semi-urbain : l’ozone « urbain » réagira en quantité non négligeable avec les infrastructures, réduisant l’effet humain de manière sensible.

    L’ozone est, en mon sens, bien plus dangereux pour les êtres vivants en zone rurale, puis en milieu semi-urbain et enfin en milieu urbain, proportionnellement à la densité d’infrastructures.

    Ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger l’action de l’ozone, quel que soit le milieu où il se trouve.

  9. @Anonyme : En somme, il y a 100 à 200 fois plus d’ozone à la campagne qu’à la ville, mais l’ozone urbain serait plus redoutable que l’ozone rural?

  10. tout ceci me confirme que les ruraux sont terriblement exposés à l’ozone et personne ne s’en préoccupe!.
    => Ils sont au moins autant exposés que les urbains, même si, en milieu urbain dense, l’ozone a tendance a réagir plus vite avec les molécules présentes dans l’air, sur les bâtiments dont les structures métalliques (mettez une poutre en métal dans un milieu ozonique aqueux ou aérien et regardez le résultat au bout d’une semaine…)

    Par ailleurs, votre propos final me confirme que, non seulement par l’immense différence de quantité mais du fait des caractéristiques propres que sont la vapeur d’eau et le CO2, l’hypothétique effet de serre du CO2 (qu’il soit naturel ou d’origine humaine) ne saurait être qu’epsilonesque.
    => Le CO2 a une concentration moyenne dans l’air de 0.04%, l’eau, c’est extrêmement variable, l’humidité varie souvent entre 20 et 80%, voire plus. Je suis d’accord avec vous sur ce point donc.

  11. @anonyme : tout ceci me confirme que les ruraux sont terriblement exposés à l’ozone et personne ne s’en préoccupe!.
    Par ailleurs, votre propos final me confirme que, non seulement par l’immense différence de quantité mais du fait des caractéristiques propres que sont la vapeur d’eau et le CO2, l’hypothétique effet de serre du CO2 (qu’il soit naturel ou d’origine humaine) ne saurait être qu’epsilonesque.

  12. Bonjour,

    « L’ozone existe en petite quantité dans l’air, car il est produit par les plantes dans leur fonction photochlorophyllienne », ce qui va à l’encontre de votre affirmation contenue in fine de votre alinéa 3. »
    => Mes connaissances en matière de biologie végétale sont loin d’être parfaites. Ce qui me tend à croire ceci. De plus, d’un point de vue chimique, ce n’est pas impossible : les rayonnements solaires (UV notamment) ont tendance à stabiliser des produits de réaction normalement quasiment impossible à former (Effet Kharash par exemple). La photosynthèse utilisant la lumière solaire, il est donc potentiellement possible de créer de l’O3 en très faibles quantités. Le point que je soulevais majoritairement est que l’O3 est très toxique pour les plantes, au niveau de sa pénétration dans les membranes cellulaires : l’O3 pénètre la membrane de la cellule via des canaux, oxyde ce qu’il peut oxyder, ce qui bloque le mécanisme de vie de la cellule, qui finit par mourir. On peut observer la même chose au niveau de la cellule animale.

    Par ailleurs, dans un Larousse plus ancien (sans doute du début du 20ème siècle, je lis ceci :
    « Dans l’atmosphère il (l’ozone) joue un rôle important en détruisant les microbes des maladies épidémiques. »
    Je précise que dans ce Larousse plus ancien, l’aspect irritant sur les muqueuses est parfaitement mis en évidence, de même que les effets dus à son instabilité.
    => Oui, l’ozone est une belle saleté, et à des taux extrêmement faibles (le potentiel oxydant de l’ozone est environ 100 fois plus important que celui de l’oxygène). On utilise d’ailleurs l’ozone dans certaines piscines publiques en lieu et place du chlore pour son effet antiseptique supérieur : les deux sont par contre aussi irritants pour les muqueuses (yeux irrités, blessures aussi). La différence est le prix bien sûr : synthétiser de l’ozone et le stabiliser coûte très cher, par rapport au chlore qui est stabilisé en pastilles/en solution acqueuse. Attention tout de même à ces références anciennes : la chimie et physicochimie ont énormément évolué au cours du siècle dernier. La chimie organique et physique des molécules ont en effet vécu de véritables révolutions au XXè siècle : découverte de mécanismes moléculaires, des particules subatomiques et de leurs interactions. Les références sont sans doute pertinentes d’un point de vue global, mais d’un point de vue plus précis, elles auront sans doute des lacunes/erreurs/imprécisions.

    Par ailleurs, et contrairement à ce que vous semblez expliquer, c’est justement lorsqu’il n’y a pas de vent qu’il y a les fameuses alertes pour pic d’ozone en ville avec obligation (ou incitation?) à réduire la vitesse des automobiles.
    => Je me suis donc mal expliqué : les pics d’ozone en ville ont lieu lorsqu’il n’y a pas de vent car il y a accumulation de COV en ville. Lorsqu’il y a du vent, le pic d’ozone a en général lieu en périphérie urbaine (majoritairement à 10km autour), car les COV sont emportés.

    Pour ma part, j’ai de plus en plus tendance à penser que l’ozone (l’ozone de basse atmosphère) ainsi que le CO2, dans la grande comédie-farce humaine ont le rôle de l’âne de la fable de Lafontaine « Les animaux malades de la peste ». L’ozone de basse atmosphère et le CO2 sont deux boucs émissaires pratiques pour dissimuler les vrais principaux pollueurs que sont les industries, notamment quant à l’effet de serre qui est essentiellement produit par la vapeur d’eau, tant du fait de sa quantité (dont bien entendu une grande partie est naturelle) et du fait que, contrairement au CO2, elle a physiquement (comme le méthane et contrairement au CO2) vocation à monter dans l’atmosphère.
    => Le problème majeur de l’ozone est son effet oxydant et irritant. Il réalise exactement la même chose que l’oxygène mais son effet est multiplié par un facteur important. Il faut préciser que ce qui nous est vital (l’oxygène) nous tue à petit feu en oxydant nos cellules. L’ozone lui est bien plus agressif et ne pénètre pas dans les cellules : il agresse directement les muqueuses et membranes cellulaires. Niveau pollution et effet de serre, les politiques et autres écolobobos ont tendance à tout mettre dans le même panier pour faire peur à tout le monde.
    Pour comparer CO2 et vapeur d’eau, comme le dit l’article, la vapeur d’eau a tendance à bien plus réverbérer la chaleur et les rayonnements que le CO2 : regarder les coups de soleil et l’éblouissement que vous obtenez quand vous rester à/regardez la surface d’un lac/la neige un peu trop longtemps. Il y a de manière naturelle réverbération entre l’eau sur terre et les nuages, façon va-et-vient : terre/nuage/terre/nuage etc…

  13. @Anonyme du 30 Octobre : Dans mon Larousse précité de 1974, je lis également ce qui suit :
    « L’ozone existe en petite quantité dans l’air, car il est produit par les plantes dans leur fonction photochlorophyllienne », ce qui va à l’encontre de votre affirmation contenue in fine de votre alinéa 3.
    Par ailleurs, dans un Larousse plus ancien (sans doute du début du 20ème siècle, je lis ceci :
    « Dans l’atmosphère il (l’ozone) joue un rôle important en détruisant les microbes des maladies épidémiques. »
    Je précise que dans ce Larousse plus ancien, l’aspect irritant sur les muqueuses est parfaitement mis en évidence, de même que les effets dus à son instabilité.
    Par ailleurs, et contrairement à ce que vous semblez expliquer, c’est justement lorsqu’il n’y a pas de vent qu’il y a les fameuses alertes pour pic d’ozone en ville avec obligation (ou incitation?) à réduire la vitesse des automobiles.
    J’attends avec beaucoup d’intérêt les compléments d’information que vous ou tous autres pourrez m’apporter.
    Pour ma part, j’ai de plus en plus tendance à penser que l’ozone (l’ozone de basse atmosphère) ainsi que le CO2, dans la grande comédie-farce humaine ont le rôle de l’âne de la fable de Lafontaine « Les animaux malades de la peste ». L’ozone de basse atmosphère et le CO2 sont deux boucs émissaires pratiques pour dissimuler les vrais principaux pollueurs que sont les industries, notamment quant à l’effet de serre qui est essentiellement produit par la vapeur d’eau, tant du fait de sa quantité (dont bien entendu une grande partie est naturelle) et du fait que, contrairement au CO2, elle a physiquement (comme le méthane et contrairement au CO2) vocation à monter dans l’atmosphère .

  14. @anonyme : Vous me confirmez l’exactitude des indications figurant dans mon Larousse. J’en déduis qu’il y a 100 à 200 fois plus d’ozone en milieu rural qu’en milieu urbain des grandes villes.

  15. Bonjour,

    Je reprends la définition de votre ouvrage pour essayer de vous répondre plus longuement :
    « « Les quantités d’ozone présentes dans l’air sont inversement proportionnelles à la pollution atmosphérique; on en trouve de 200 à 400 mg pour 100 m3 dans les campagnes et seulement 2 mg pour 100m3 dans les grandes villes »
    Depuis les années 1974, comme vous le savez, a été instauré un contrôle de l’air pour détecter la pollution à l’ozone qui se produirait plus particulièrement par les temps chauds et sans vent, entraînant l’obligation pour les automobilistes de réduire leur vitesse (le rapport n’est d’ailleurs pas évident…) »

    C’est effectivement le cas. La raison est la suivante : l’origine de l’ozone anthropique vient principalement des réactions chimiques entre les NOx (proto/di ou trioxydes d’azote), relâchés notamment par les moteurs et l’industrie et ce qu’on appelle les COV (composés organiques volatiles : hydrocarbures, solvants etc…), sous effet des rayonnements solaires. Le gouvernement ayant mis en place ces contrôles en milieu urbain ont jugés qu’avec la réduction de vitesse des véhicules, on allait diminuer l’ozone créé… ils ont manifestement oublié l’industrie, qui en rejette une quantité infiniment plus importante.

    J’en arrive aux milieux ruraux. D’après mes connaissances, les végétaux produisent du dioxygène O2, gaz de la vie de tout ce qui a des poumons, branchies et autres…, à partir de dioxyde de carbone et d’eau (et d’autres molécules/enzymes), via le cycle de Calvin et Benson, mais pas d’ozone, qui serait, entre nous extrêmement toxiques pour elles (rappelons que l’ozone oxyde tout ce qui passe).

    Le souci, avec les produits qui participent à la création d’ozone, est qu’ils ont tendance à être très volatils, notamment les COV. Par temps sans vent, aucun souci, la pollution reste localisée en ville et l’ozone réagit rapidement avec les molécules présentes, justifiant son faible taux. Par contre, lorsqu’il y a un peu de vent, ces COV sont emportés à l’extérieur des milieux urbains. Même si, par le fait qu’il y ait moins de voiture et d’industries, les NOx se raréfient, les quantités de COV, elles, augmentent par accumulation. Le rapport entre COV et NOx a donc tendance à augmenter, justifiant des quantités exorbitantes d’O3 en milieu rural et/ou semi-urbain. Un facteur aggravant est aussi le fait qu’en milieu rural, non touché par la pollution urbaine, le rayonnement solaire est plus important. Pour imager, prenez une boite remplie de souris affamées (ce sont les COV), et faites passer du maïs, grain par grain. Ce qu’il va se passer est que dès que le grain va entrer dans la boite, les souris vont se ruer dessus. C’est globalement ce qu’il va se passer entre COV surabondant et NOx raréfié.

    Les indications de votre livre sont donc correctes, bien que pas assez étoffées : de telles concentrations d’ozone se rencontrent très rarement, et en milieu semi-urbain (10km autour de grandes villes), là où sont généralement placés les instruments de mesure d’O3.

    Espérant que j’ai répondu à vos interrogations

  16. @anonyme : Vos explications m’éclairent légèrement mais j’aimerais surtout savoir si les indications contenues dans mon Larousse de 1974 sont complètement fausses ou pas. Si elles ne sont pas fausses, il faudrait de toute urgence transférer dans les grandes villes les personnes vivant en zone rurale.

  17. Parce que l’ozone (O3) est naturellement très instable et réactif dans l’atmosphère que nous respirons et a la fâcheuse tendance à se dégrader dès qu’il rencontre une molécule quelconque (2 molécules d’ozone donne 3 molécules d’oxygène). Ceci est dû à sa structure moléculaire et électronique : je vous passe les détails.
    Pour info sur son instabilité, il est capable d’oxyder tous les métaux sauf l’or, l’iridium et le platine.

    L’ozone ne peut donc pas être dénoncé raisonnablement en tant qu’agent « réchauffant » car il ne reste pas suffisamment longtemps dans l’atmosphère sous la forme O3.

    En revanche, les produits qu’il forme sont assez toxiques pour certains, d’où la chasse réalisée sur ce gaz :
    Il forme d’abord les ozonides (formé par réaction avec des métaux alcalino-terreux (béryllium, Magnésium, calcium, strontium, baruym et radium)) : pour notre environnement, les plus représentatifs sont bien sur le magnésium et le calcium. Les produits sont donc CaO3 et MgO3 (ozonides de calcium et magnésium). Ces produits réagissent avec la vapeur d’eau de l’atmosphère pour former de l’oxygène et des oxydes de calcium et de magnésium toxiques.

    Il est également dans la stratosphère où les réactions chimiques vont bon train, mais sont stabilisées par les conditions de pression et de température bien moindre que dans les basses couches de l’atmosphère.

    En espérant vous apporter une partie de réponse

  18. @arabal :
    Oui mais :
    La question du rôle du CO2 sur la végétation est une chose.
    Celle de la prétendue participation du CO2 l’ effet de serre en est une autre.
    Au fait, ne pourriez vous pas me trouver des éléments de réponses à ma question sur l’ozone?

  19. Le CO2 :

     »…..

    Le CO2 est la nourriture des plantes
    Ce que dit la science…

    Les avantages dont bénéficient les plantes en présence d’un excès de CO2 sont contrebalancés par les effets négatifs de la sécheresse, les mauvaises herbes et les températures élevées.

    L’argument sceptique…

    La concentration actuelle de CO2 dans l’atmosphère terrestre est de presque 390 parties par million (ppm). Il a été démontré par pratiquement des milliers d’expériences que l’ajout d’encore 300 ppm de CO2 dans l’air augmentera considérablement la croissance ou la production de biomasse de presque toutes les plantes.

    Cette stimulation de la croissance se produit parce que le CO2 est l’une des deux matières premières (l’autre étant l’eau) qui sont nécessaires pour la photosynthèse. Ainsi, le CO2 est effectivement la « nourriture » qui soutient la quasi-totalité des plantes terrestres et marines.
    Et plus elles « mangent » de CO2 (absorbé de l’air ou de l’eau), mieux elles grandissent. (Source: Les plantes ont besoin de CO2)

    Un des arguments de ceux qui nient l’existence du réchauffement climatique d’origine humaine, est que le dioxyde de carbone issu de l’usage de combustibles fossiles est en fait une bonne chose pour l’environnement.

    Leur argument est fondé sur la logique que, si les plantes ont besoin de CO2 pour leur croissance, alors plus il y en a mieux c’est. Il faudrait donc s’attendre à ce que nos cultures grandissent plus, et nos fleurs soient encore plus belles.

    Cependant, cette philosophie « plus c’est mieux » n’est pas la façon dont les choses fonctionnent dans le monde réel. Il y a un dicton plus vieux et plus sage qui dit que « Trop d’une bonne chose peut être une mauvaise chose ».
    Par exemple, si un médecin vous dit de prendre un cachet d’un médicament, la prise de trois cachets n’est pas susceptible de vous guérir trois fois plus vite ou de vous faire vous sentir trois fois mieux.

    Il est possible d’aider à augmenter la productivité de certaines plantes avec du CO2 supplémentaire, dans des conditions contrôlées, en serre.
    C’est sur cette base que les sceptiques font valoir leurs revendications. De telles affirmations sont toutefois simplistes. Ils ne prennent pas en compte le fait qu’une fois que l’on augmente une substance nécessaire pour les plantes, leurs besoins en d’autres substances augmentent automatiquement.

    Les plantes ne peuvent pas vivre uniquement avec du CO2. Elles croissen grâce à plusieurs nutriments, comme de l’eau et de la matière organique.
    Cette matière organique provient de la décomposition des plantes et des animaux ou des engrais artificiels. Il est simple d’augmenter la quantité d’eau et d’engrais et de protéger contre les insectes dans une serre fermée, mais qu’en est-il de le faire à l’air libre, à travers la Terre entière?

    Quels seraient les effets d’une augmentation du CO2 sur la croissance des plantes? Les points suivants le montrent clairement.

    1. Les plantes auront besoin d’eau supplémentaire. D’où viendra-t-elle? L’eau de pluie n’est déjà pas suffisante pour l’agriculture moderne et les aquifères s’épuisent partout sur la Terre.

    D’autre part, comme prédit par le réchauffement climatique, les fortes tempêtes avec des précipitations importantes ont augmenté dans certaines parties du monde.
    On pourrait penser que ceci est bon pour la croissance des plantes. Malheureusement, quand la pluie tombe très vite, elle ne s’infiltre pas dans le sol. Au lieu de cela, elle s’écoule rapidement dans les ruisseaux, puis les rivières, et finalement dans l’océan, entraînant avec elle de grandes quantités de sol et d’engrais.

    2. Contrairement à la nature, l’agriculture moderne ne s’auto-fertilise pas par le recyclage des plantes mortes, des animaux et de leurs déchets.
    Au lieu de cela, nous devons en permanence produire des engrais artificiels à partir de gaz naturel, dont les stocks finiront par s’épuiser. Si les besoin en engrais augmentent, la disponibilité de gaz naturel diminue créant ainsi une concurrence entre le chauffage de nos maisons et la production de notre nourriture, ce qui conduira à une hausse des prix pour les deux.

    3. Une végétation plus dense peut rendre un paysage plus sujet aux incendies. La croissance des mauvaises herbes sera stimulée en même temps que celles des cultures et des pâturages, et augmentera ainsi le coût de l’agriculture. Des concentrations plus élevées en CO2 diminuent la qualité nutritionnelle de certains aliments de base, tels que le blé.

    4. Le problème le plus grave est de loin le fait que l’augmentation de CO2 augmentera la température globale de la Terre, conduisant ainsi à une progression des déserts et d’autres types de zones arides. Pendant que la désertification s’accentuera, d’autres écozones, telles que écosystèmes tropicaux, forêts ou prairies vont migrer vers les pôles, tout en rétrécissant. Cela conduira à une diminution de la superficie des terres où les plantes et les animaux prospèrent.

    5. Lorsque les plantes bénéficient d’une augmentation du dioxyde de carbone, ce n’est que dans des espaces clos, strictement isolés des insectes.
    Toutefois, lorsque la croissance du soja est stimulée à l’air libre, des changements majeurs dans sa composition chimique se produisent, le rendant plus vulnérable aux insectes, comme l’illustration ci-dessous le montre.

    Figure 1: Les chercheurs ont constaté que les défenses des plantes diminuent lorsque les niveaux de dioxyde de carbone augmentent. Le soja cultivé à des niveaux élevés de CO2 attire beaucoup plus de scarabées japonais adultes que les plantes cultivées aux concentrations atmosphériques actuelles de CO2.

    Tiré de :  » Science Daily, Mars 25, 2008. »

    Figure 2: Il y a plus de 55 millions d’années, la Terre a connu une élévation rapide des niveaux mondiaux de dioxyde de carbone, qui a provoqué une hausse des températures à la surface de toute la planète.

    Les chercheurs qui étudient les plantes de cette époque-là ont constaté que cette augmentation des températures pourrait avoir stimulé la recherche de nourriture par les insectes. Alors que les températures modernes continuent à augmenter, les chercheurs pensent que les dégâts aux cultures et la dévastation des forêts par les ravageurs pourrait devenir plus importantes partout sur la planète.

    Science Daily, le 15 février 2008.

  20. Je réitère ma question (Anonyme du 22 Octobre 2015) :
    Dans un dictionnaire Larousse de 1974 (donc plus tout à fait le Moyen Age) je relève ce qui suit dans la rubrique encyclopédique du mot « ozone » :
    « Les quantités d’ozone présentes dans l’air sont inversement proportionnelles à la pollution atmosphérique; on en trouve de 200 à 400 mg pour 100 m3 dans les campagnes et seulement 2 mg pour 100m3 dans les grandes villes »
    Depuis les années 1974, comme vous le savez, a été instauré un contrôle de l’air pour détecter la pollution à l’ozone qui se produirait plus particulièrement par les temps chauds et sans vent, entraînant l’obligation pour les automobilistes de réduire leur vitesse (le rapport n’est d’ailleurs pas évident…)
    Manifestement, il y a quelque part une erreur mais je souhaiterais vivement savoir laquelle car je suis un esprit curieux. L’erreur est elle de la maison Larousse? Est elle le fait des traqueurs d’ozone.
    Mes connaissances en chimie sont limitées mais j’ai cru comprendre que :
    – l’ozone de basse atmosphère est principalement produit par les végétaux,
    – mais aussi, que certains polluants bien précis seraient générateurs d’ozone.
    Merci d’avance à tous celles et ceux qui pourront m’éclairer un peu plus.
    Quand on voit qu’on peut faire croire n’importe quoi au monde entier à propos du CO2, pourquoi n’y aurait il pas la même chose avec l’ozone?

  21. Bravo, continuez, la vérité finira par s’imposer.

  22. Bravo pour vos articles !
    Le retour à le vérité ne fait pas de mal.
    Il serait plus juste de parler de la Gouvernance globale au lieu du Réchauffement global, qui lui n’est pas crédible. Contrairement au climat, la pensée unique ne varie pas !
    À quand une démonstration publique de la théorie non scientifique de l’effet de serre ?

  23. Magnifique résumé de toute cette problématique, tout est dit.
    Bravo !

  24. C’est bien mais vos commentaires ne touchent pas l’ensemble de la population ! Personne ne parle comme vous dans les médias du gouvernement.

  25. continuer les mecs c(est ben bon) !!

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