Le vrai visage de Trotski

  • 10 janvier 2017

Une revue américaine vient de publier un article datant de 1934 dans lequel Léon Trotski expliquait comment les États-Unis allaient devenir communistes et pourquoi l’eugénisme devait trouver sa place dans le monde nouveau. C’est article révèle – pour ceux qui en douteraient encore – la vraie nature de Trotski : un bourreau rêvant d’asservir l’homme.

trotski

Trotski, leader menchevik puis bolchevik adulé hier comme il l’est encore aujourd’hui – en France notamment -, écrivit ce texte à une époque de sa vie où il était immensément populaire au sein de l’intelligentsia américaine. En 1917, il avait vécu à New York pendant trois mois et avait pu établir des liens aussi solides que durables avec des communistes. Après sa rupture avec Lénine, il connut l’exil de 1927 à 1940, date à laquelle il fut assassiné à Mexico sur ordre personnel de Staline.

L’article de 1934 de Trotski exprime avec une belle assurance comment le communisme pourrait être réalisé aux États-Unis. À l’époque, le New Deal commençait à être mis en œuvre, tandis que les Nazis intensifiaient leur contrôle total sur l’Allemagne. Manifestement, le capitalisme était tombé en disgrâce partout, et il était partout question de le remplacer par des systèmes de planification économique rationnelle. Voici ce qu’écrivait Trotski.

« Le gouvernement soviétique américain s’emparera sans état d’âme des institutions cruciales de votre système de production : les banques, les industries clefs et les systèmes de transport et de communication… Car c’est là que les Soviets américains peuvent produire de vrais miracles. La « technocratie » ne peut se réaliser pleinement que par le communisme, une fois que les mains oisives de la propriété et des profits privés auront été extirpées de votre système industriel. L’industrie nationale sera organisée le long des chaînes de production de vos usines modernes automatisées en continu. La planification scientifique pourra être étendue à partir de chaque usine pour s’appliquer à l’ensemble de votre système économique.

Les résultats seront prodigieux. Les coûts de production seront ramenés à 20 %, ou moins, de leur niveau actuel, ce qui aura pour effet d’accroître rapidement le pouvoir d’achat de vos agriculteurs. À n’en point douter, les Soviets américains organiseront leurs propres entreprises agricoles géantes, telles des écoles de collectivisation volontaire. Vos fermiers auront vite fait de voir s’il est à leur avantage de rester isolés ou de rejoindre la chaîne collective… Sans contrainte aucune ! »

Quant à la liberté d’expression, Trotski explique qu’elle sera garantie, non par la propriété privée des moyens de production, mais plutôt par le contrôle du parti. Qu’est-ce qui pourra être imprimé, qu’est-ce qui ne le pourra pas ? Selon lui, « l’Amérique soviétique devra trouver une nouvelle solution pour répondre à la question de savoir comment le pouvoir de la presse doit fonctionner dans un régime socialiste. Ceci pourrait être fait sur la base d’une représentation proportionnelle des votes obtenus à chaque élection dans les soviets. »

Et enfin, il ne suffisait pas à Trotski de contrôler l’économie et la presse. L’étape ultime est le contrôle de l’homme lui-même grâce à une forme d’eugénisme utilisant le pouvoir de l’État pour décider qui peut vivre et qui doit mourir. Voyez cet étrange paragraphe de son article de 1934.

« Alors que les imbéciles romantiques de l’Allemagne nazie rêvent de redonner sa pureté originelle à l’antique race de la Forêt-Noire européenne, vous les Américains, après avoir pris fermement possession de votre machinerie économique et de votre culture, vous appliquerez des méthodes authentiquement scientifiques au problème de l’eugénisme. D’ici un siècle, votre melting-pot de races donnera naissance à une nouvelle espèce d’humains, les premiers à mériter véritablement le nom d’Homme. »

On ne peut s’empêcher de se demander ce que Trotski avait à l’esprit en tenant de tels propos. Sa promotion de l’eugénisme était-elle motivée par une panique raciale, comme c’était le cas de beaucoup d’intellectuels de l’époque ? On peut aussi imaginer qu’il avait en fait une visée politique. La réponse ultime à « l’esprit bourgeois » ne serait-elle pas à trouver du côté de l’extermination des bourgeois par stérilisation, exclusion, appauvrissement et mort en une génération ? Difficile à dire. Mais une chose est certaine. Lorsque vous aspirez à contrôler la machinerie économique et culturelle de n’importe quelle société, vous ne pouvez en aucun cas laisser la question essentielle de la démographie à « l’anarchie du marché. »

Trotski a toujours été parfaitement cohérent dans son désir d’asservir l’homme. Après tout, on a affaire à un homme qui ordonna les purges les plus vicieusement meurtrières quand il était à la tête de l’Armée rouge. Ses aspirations au contrôle des hommes allaient jusqu’à s’opposer au chewing-gum qu’il considérait comme une ruse capitaliste pour occuper les travailleurs. Observant des gens en train de mâcher des chewing-gums dans le métro new-yorkais, il écrivait en 1917 : « Le capital n’aime pas que les travailleurs réfléchissent et il a peur… En conséquence, il a pris des mesures… Il a installé des distributeurs automatiques dans le métro et il les a remplis de chewing-gums sucrés dégoûtants. Levant automatiquement la main vers ces automates, les travailleurs s’emparent de ces gommes douceâtres et ils les triturent par le mouvement automatique de leurs mâchoires… On dirait un rite religieux, comme une prière silencieuse au Dieu-Capital. »

Et Trotski de conclure son article de 1934 sur une dernière prédiction : une fois que l’Amérique aura créé le nouvel homme communiste grâce à l’eugénisme et la planification d’État, il deviendra parfaitement évident que « dès la troisième année du régime soviétique en Amérique, plus personne ne mâchera de chewing-gum ! »

Désolé, Léon, mais les Américains font encore des enfants selon leurs désirs et ils mâchent toujours du chewing-gum !

Mais hélas, si Trotski n’est plus guère apprécié aux USA, il est toujours aussi populaire en France…

CLUB DANTON

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3 commentaires actuellement

  1. Oui mais à côté du totalitarisme islamique, il y a surtout le totalitarisme du tout économique et du marché qui aboutit logiquement aux même conséquences que cette étrange phrase de Trotski.
    Trotski Hollande Sarkozy Fillon Macron etc.., même combat…

  2. je crois que pour le XXI°siècle ce sera plutôt l’Islamisme comme nouvelle théorie totalitaire qui va faire parler d’elle.
    Il me semble que c’est même bien entamé !!!

  3. Quand on pense Trotski ou trotskisme, c’est comme nazisme et communisme : c’est la pensée unique ou les camps ! l’aliénation de l’homme et toutes les dérives qui en découlent, exactions, contre culture asservissement, etc. pour les biens pensant et l’opulence, les privilèges, pouvoir et richesse pour les « cadres »
    Le monde à l’envers, quoi !

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