« La Vérite, l'âpre Vérité »

Glyphosate : Non Coupable !

  • 16 novembre 2017

Nicolas Hulot et ses conseillers connaissent parfaitement la vérité et savent que la position du CIRC sur le glyphosate a été obtenue par corruption.

Le mensonge et la crédulité s’accouplent pour engendrer la vérité écologique.

Nous assistons depuis quelques mois à une campagne de désinformation visant à faire interdire à plus ou moins brève échéance le glyphosate en Europe. Alors que toutes les grandes agences de régulation au monde et l’OMS considèrent le glyphosate comme non cancérigène, un seul organisme le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a mis le glyphosate dans une liste de cancérigènes probables. Or il s’avère que cette position totalement isolée a été obtenue de manière frauduleuse et par corruption d’experts.
La campagne contre le glyphosate est d’autant plus incompréhensible que les faits et documents prouvant l’innocuité du glyphosate sont abondants et facilement accessibles. Ils sont résumés et documentés ci-dessous. Quiconque veut vérifier les informations de ce papier peut suivre les liens référencés.

➢ Les grandes agences de régulation alimentaire du monde sont unanimes quant au caractère inoffensif du glyphosate aux doses utilisées en agriculture

Les plus grandes agences d’évaluation et de régulation du monde qui se sont penchées sur le glyphosate ont toutes conclu qu’il ne présentait pas de risques ni pour les applicateurs en conditions normales d’emploi, ni pour les consommateurs. Sans prétendre à l’exhaustivité, la liste suivante mentionne les principales agences mondiales.

En Europe, l’EFSA et l’ECHA considèrent que le glyphosate n’est pas cancérigène. La position de l’Europe s’appuie notamment sur le travail préparatoire des autorités allemandes (BfR et BAuA). Par ailleurs, le 7 septembre 2017, l’EFSA a publié un avis selon lequel le glyphosate n’est pas non plus un perturbateur endocrinien, contrairement aux affirmations péremptoires de M. Hulot.
https://echa.europa.eu/fr/-/glyphosate-not-classified-as-a-carcinogen-by-echa

En France l’ANSES a une position mesurée avec néanmoins une dose de politiquement correcte. Voici un extrait de son dernier avis datant de février 2016 : « …dans l’avis qu’elle publie ce jour, l’Agence relève qu’au vu du niveau de preuve limité, une classification en catégorie 1A ou 1B (cancérogène avéré ou présumé pour l’être humain) ne peut être proposée… ».
https://www.anses.fr/fr/content/avis-de-l’anses-sur-le-caractère-cancérogène-pour-l’homme-du-glyphosate

En Australie, l’APVMA a publié un rapport en Juin 2017 qui a examiné les allégations du CIRC (IARC en anglais) et dont voici la conclusion : « the APVMA has completed its assessment of the IARC report and other recent assessments of glyphosate and has concluded that the use of glyphosate in Australia does not pose a cancer risk to humans ».
https://apvma.gov.au/node/13891

Au Canada, l’ARLA a publié un récent rapport dont voici quelques extraits : «…le réexamen du glyphosate donne lieu aux constats suivants : le glyphosate n’est pas génotoxique et il est peu probable qu’il présente un risque de cancer pour les humains…l’exposition par le régime alimentaire (eau potable et aliments) associée à l’utilisation du glyphosate ne devrait pas présenter de risque pour la santé humaine…les risques professionnels et résidentiels associés à l’utilisation du glyphosate ne sont pas préoccupants…les produits contenant du glyphosate ne devraient pas poser de risques préoccupants pour l’environnement…toutes les utilisations homologuées du glyphosate ont une valeur pour lutter contre les mauvaises herbes dans l’agriculture et la gestion des terres non agricoles ».
Sur la base de cette analyse le Canada vient de reconduire l’autorisation du glyphosate pour 15 ans.
https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/securite-produits-consommation/rapports-publications/pesticides-lutte-antiparasitaire/decisions-mises-jour/decision-homologation/2017/glyphosate-rvd-2017-01.html

L’EPA aux États-Unis, l’EPA en Nouvelle-Zélande, la Commission de Sécurité Alimentaire au Japon ou encore l’OFAG et l’OSAV en Suisse sont d’autres agences réglementaires pourtant réputées peu indulgentes qui ne voient aucun danger dans le glyphosate.
https://www.epa.gov/sites/production/files/2016¬09/documents/glyphosate_issue_paper_evaluation_of_carcincogenic_potential.pdf

➢ Le glyphosate n’est pas déclaré cancérigène par l’OMS, la maison-mère du CIRC

Le CIRC – apparenté à l’OMS – est le seul organisme à avoir classé le glyphosate comme cancérigène probable. Mais sa position n’a pas été retenue par sa maison-mère puisque le glyphosate ne fait pas partie des 120 produits de la liste des cancérigènes de l’OMS. La position de l’OMS a été réaffirmée en mai 2016. Dans le document référencé ci-dessous on peut lire la conclusion suivante : « …the meeting concluded that glyphosate is unlikely to pose a carcinogenic risk to humans… ».
http://www.who.int/foodsafety/jmprsummary2016.pdf?ua=1http://www.who.int/foodsafety/jmprsummary2016.pdf?ua=1

➢ Monsanto Papers : l’agence européenne EFSA a confirmé sa position initiale

Il est apparu il y a quelques temps dans la presse des révélations sur des experts utilisés par l’EFSA qui auraient été influencés par Monsanto. L’Union Européenne a alors demandé à l’EFSA son avis sur ces « Monsanto Papers ». Le document référencé ci-dessous est très clair et conclut que ces « révélations » – quelles soient fondées ou non – ne changent rien aux positions de l’agence qui considère que le glyphosate n’est pas un cancérigène probable : « following this investigation, EFSA can confirm that even if the allegations regarding ghostwriting proved to be true, there would be no impact on the overall assessment as presented in the EFSA Conclusion on glyphosate ».
Le document référencé détaille les motivations de l’agence qui peuvent se résumer ainsi : les liens entre les scientifiques incriminés et Monsanto étaient parfaitement connus et révélés par Monsanto, l’EFSA a pris sa décision sur la base de la revue de plus de 700 rapports, dont les 2 rapports incriminés. Notons enfin que le glyphosate n’est plus la propriété de Monsanto puisque la molécule est tombée dans le domaine public en 2000 ce qui atténue l’intérêt de Monsanto dans cette affaire.
http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/topic/20170608_glyphosate_statement.pdf

Glyphosate-Gate : le CIRC est un organisme militant accusé de fraude scientifique

S’il est clair que l’EFSA n’a pas été influencé par Monsanto ou d’autres, il est par contre de plus en plus probable que la position du CIRC relève de la fraude scientifique.
Le CIRC a classé le glyphosate en « cancérigène probable » contre l’avis de tous les grands organismes scientifiques et réglementaires au monde. En vérité, le CIRC est devenu un organisme militant et un groupe marginal davantage dévoué à faire peur à la population qu’à identifier de véritables menaces pour la santé. Une organisation qui déclare que le bacon est aussi dangereux que le plutonium est une organisation en pleine dérive.
Mais il y a pire et le CIRC est au centre de ce qui pourrait devenir le « Glyphosate-Gate » (cf document joint). Les positions sur le glyphosate de certains experts du CIRC (Portier notamment) semblent avoir été dictées par l’intérêt personnel des auteurs et relèvent de la fraude scientifique et du conflit d’intérêt. M. Portier a ainsi accepté 160 000 dollars de la part d’avocats qui voulaient associer le cancer de leurs clients au glyphosate. Plus grave encore, Reuters affirme que des preuves selon lesquelles le glyphosate est inoffensif ont été délibérément supprimées d’une monographie du CIRC.
Il faut noter enfin que le glyphosate est classé « cancérigène probable » par le CIRC mais au même titre que la caféine, l’alcool, le paracétamol ou encore le chocolat. Et selon le CIRC lui-même, le seuil de dangerosité (LD50) du glyphosate est très élevé et de 30x supérieur à celui de la caféine par exemple. Par ailleurs les doses utilisées en agriculture induisent une présence résiduelle d’un millionième de ce seuil de dangerosité.

Interdire le glyphosate en Europe seulement affectera gravement la compétitivité de l’agriculture européenne

Le glyphosate est un herbicide de très grande valeur pour l’agriculture et l’environnement, avec un excellent profil toxicologique. Il est efficace et bon marché et répond de manière optimale aux besoins des agriculteurs et des gestionnaires de l’environnement pour le désherbage total, la destruction des couverts ou la préparation des lits de semences. Il n’y a pas d’alternative au glyphosate sauf à revenir au désherbage manuel. Mais pour détruire une culture de couverture avec un grand gyrobroyeur de six mètres, il faut parcourir une distance cinq fois supérieure à celle d’un pulvérisateur avec une rampe de trente mètres. Ce sont ainsi cinq traces de tracteur et de compaction au lieu d’une. À 4 km/h dans le premier cas, pour faire un travail soigné, et 12 km/h dans le second, le temps passé est dans un rapport de 15 à 1. Les agriculteurs qui font déjà des journées de plus de 12 heures de travail apprécieront…
Sur le plan économique, la fondation Concorde (cf lien ci-dessous) a évalué le coût pour l’agriculture française d’une interdiction du glyphosate à un à deux milliards d’euros.
http://www.glyphosateeu.fr/la-fondation-concorde-alerte-sur-limpact-considerable-dun-eventuel-retrait-du-glyphosate

Les faits concernant le glyphosate sont simples à identifier mais hélas peu s’en préoccupent. Comme le disait Paul Valéry « le mensonge et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion ».

Danton s’est battu contre la terreur de Robespierre ; Club Danton se bat contre la terreur des écologistes !

CLUB DANTON

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  1. Je ne sais qui croire
    Ce que je suis sur c est que le profit dicte le comportement du monde
    Si le glyphosate est sans danger , ce que j ai du mal à croire, comme beaucoup d autres produits , le fait de le retrouver dans l’urine des consommateurs me semble assez douteux

    • C’est un problème complexe que beaucoup veulent simplifier… moi non plus, je ne sais qui croire! Mais je sais que ceux qui n’apportent spontanément des réponses, le font pour leur bénéfice, pas pour celui de la population (Enfin C’est ce que je crois).
      Si on retrouve le glyphosate dans les urines, C’est qu’on l’absorbe…. cqfd. Pourtant est ce que ça en fait un produit dangereux…?
      Pat contre, est ce que ça vaut le coup de continuer à l’utiliser pendant des années, et « se retrouver » avec des « scandales sanitaires » comme « le sang contaminé ou l’amiante »?
      Une attitude sérieuse, n’ayant pas de certitude (puisque tous manipule les chiffres, C’est qu’il n’y a pas de vérité absolue… sans doute est-elle un peu « au milieu »…), est de faire interdire ce produit « sans urgence » (max qq annees) en développant rapidement des alternatives (etudiees), sans leser personnes notamment les agriculteurs….
      Une solution complexe à mettre en oeuvre pour un sujet complexe.. mais au moins avec une démarche!
      Qui diffère de la confusion actuelle et de la manipulation de l’opinion publique auxquelles nous assistons actuellement.
      À quand le sérieux des décideurs, qu’ils soient publiques ou prives: gouvernement, parti politique, mais aussi industriels, lobbyistes,…
      C’est contre ça que doivent lutter les populations, plus que contre le glyphosate, ou autre produit!
      Compliqué et sûrement utopiste pour le moment. Mais les changements peuvent exister…apprenons à réfléchir, avant de prendre parti…

  2. Interressant! Et toutes ces informations qui nous « tombent du ciel » demandent à être vérifiées et non « gobées ».
    Cela prouve que sans tomber dans la parano, il faut se poser des questions…
    Par ex/ qui est ce club santon ? D’où vient y il, est il « sponsorisé »,lui qui vient spontanément nous apporter LA VÉRITÉ….
    L’arme la plus puissante est l’opinion publique et les emotions qui est engendrer! C’est pour ça que les écoles essaient de la manipuler! Mais qui d’autres?
    Et si on se pose la question autrement : y’a t’il intérêt pour la populationà garder « un produit douteux », ou l’arrêter brutalement ou à faire le Max pour développer des solutions alternatives rapidement…?
    Je n’ai pas la reponse exact, mais d’expérience, les reponses extrêmes sont souvent les pires (même si parfois elles sont nécessaires). Par contre, ce dont je suis sur, c’est que des gens viendront essayer de créer de l’émotion négative chez moi (colere, dégoût, peur,…) et essaieront de s’en servir pour avoir ce qu’ils désirent…qu’ils soient écolo ou qu’ils s’appellent Monsanto.
    aller chercher les info et réfléchissez par vous même!

  3. Sur les paquets de cigarette il est écrit que fumer tue ………maison vend toujours des cigarettes!!!!!!!

    Rein ne prouve que le glyphasate tue………et on veut l’interdire à la vente. Cette démarche des écologistes est pour le moins bizarre car la pollution est le fait des humains …..donc moins il y aura d’humains moins on aura de pollution!!!!!!

    • Une chose est sure, c’est que le glyphosate est un désherbant appliqué avant l’implantation d’une culture. Que l’on m’explique comment on peut en retrouver des traces dans la culture qui suit, sachant que l’on ne consomme que les graines de blé qui arrive 6 mois après l’application du glyphosate. De plus, le blé produit en France est pour en partie destiné à l’exportation. La farine que nous consommons provient de blé russe et ukrainien. Encore un fake pour anéantir nos paysans.

    • Je ne suis pas spécialiste de ces questions, mais il est facile de comprendre que si une molécule ne se dégrade pas dans la terre, et qu’elle peut être absorbé par une plante (hors le glyphosate est absorbé au moins par certaines plantes, puisqu’elle les tue en interagissant dans leur metabolisme), elle peut se retrouver dans la plante après 6 mois.
      Concernant l’exportation, je ne connais pas les chiffres, mais défendre le « on peut l’utiliser puisqu’il sera exporter… » me semble un peu gênant !
      Peut être serait-il préférable d’assainir les filières d’importation si effectivement C’est du blé étranger qui arrive contaminé….
      Enfin, le glyphosate n’est peut être réellement pas cancérigène, mais est il totalement inocuitaire pour autant….
      Aller chercher les informations (sans trop prendre pour vrai celle qui nous sont « données sur un plateau ), considérer l’ensemble des point de vue sans « tomber dans des positions parano » mon veut la mort des paysans), voilà ce qui permettra de n’être manipulé par personnes : ni lobby industriel, ni écolo …

  4. (En réalité, c’est une guerre sans merci qui est menée contre « Monsanto ») au départ les écolos se sont déchainés contre les « OGM s» qu’ils considèrent comme dangereux pour la santé ! Personnellement je consomme des raisins issues de vigne « OGM » depuis pas mal de temps, et cela sans aucun problème de santé avérés.
    Je me souviens de la mascarade du sieur « Noël Mamère »qui menait campagne politiquement et du soutient complice de France 3 Aquitaine (il avait monté un stratagème en voulant faire croire que le champ de maïs « OGM » du voisin d’un apprenti cultivateur « BIO »était coupable et faisait que le maïs prétendu « BIO » ne levait pas correctement !!!
    Sauf que les vieux de la vielle comme moi ne sont pas tombés dans le panneau (il était facile de voir que le champ de maïs (BIO ?) était tout simplement mal cultivé et que les mauvaises herbes étouffaient le maïs l’empêchant de lever correctement…(voilà l’exacte vérité)
    Autrefois (avant les années 70) les paysans désherbaient les plants de maïs à la main et en profitaient pour semer tous les trois ou quatre pieds de maïs, une graine de haricot à rame (les paysans de l’époque faisaient d’une pierre, deux coups).
    CBV

  5. Qui sont les responsables ?
    Pour la France et uniquement pour la France LES SERVICES PUBLICS !
    Or les services public davantage encore les Ministères et leur cour ne sont JAMAIS RESPONSABLES!
    C’est la particularité de la Démocratie Française !

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