« La Vérité, l'âpre Vérité »

Et si on sondait l’âme des Jaunards

  • 11 mai 2019

Pendant les 30 glorieuses les hommes travaillaient jusqu’à 65 ans et mourraient vers 70 ans en dépensant peu pendant leur retraite car ils restaient pour la plupart dans un système familial.

Comme ils avaient fait par ailleurs quelques économies « pour leurs vieux jours », ils pouvaient léguer un petit patrimoine à leurs enfants, âgés de 40 à 50 ans, ce qui améliorait sensiblement la vie de ces derniers.

Et puis est venu Mitterrand qui, pour acheter des voix et par pur cynisme, a fait la réforme stupide faisant passer l’âge de la retraite à 60 ans. Dans le même temps l’espérance de vie – et de vie en bonne santé – s’est accrue de plus de 10 ans.

Les enfants, au lieu de supporter les « vieux » pendant 5 ans, doivent maintenant les supporter pendant 10 à 15 ans, parfois plus. Le petit pactole qu’ils recevaient vers la quarantaine s’est transformé en une charge pour aider leurs vieux parents. Et souvent les enfants finissent par prendre leur retraite et leurs revenus baissent alors que les parents sont encore vivants et coûtent de plus en plus chers.

Au bout d’un certain temps, notamment avec le développement des maladies de l’âge, les parents doivent être placés en maison de soin. Le coût dépasse très souvent de beaucoup leurs moyens et ceux de leurs enfants. La retraite et les économies des parents ne permettent plus de les entretenir jusqu’à leur mort et les enfants doivent contribuer. Mais ces derniers ont souvent peu de moyens et doivent eux-mêmes aider leurs propres enfants encore étudiants. C’est la quadrature du cercle…

La décision stupide de Mitterrand a eu ainsi des conséquences graves pour les familles : plus de bas de laine à distribuer, plus de donations, et une charge qui dépasse souvent 1000 euros par mois pour payer le complément de maison de retraite.
Facteur aggravant : plus on prend sa retraite tôt, plus on a de chance de contracter Alzheimer et plus on vit longtemps car Alzheimer en moyenne prolonge la durée de vie. On a donc un effet amplificateur médical.
La conséquence n’est pas seulement financière et cette situation a créé des tensions entre générations. L’amour des anciens s’est transformé en « quand va-t-il crever le vieux ? ».

C’est tout cela qui se propage dans cette population que l’âge rend folle mais qui se refuse pour l’instant à l’exprimer sur la place publique.

Le slogan des Jaunards – en tous cas des non-retraités – devrait être « débarrassez-nous de nos vieux ! ». Cela aurait un effet beaucoup plus important que toutes les mesures que peut prendre Macron…

CLUB DANTON

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2 commentaires actuellement

  1. C’est vrai mais comment faire pour améliorer la vie d’aujourd’hui et de demain.

  2. Il faut également ajouter une bonne dose de “Pantouflage” qui atteint toutes les couches de la Société, travail ou pas, notre nouvelle Génération, reste à hiberner chez les “vieux”, ce qui génère une triple peine:
    -situation conflictuelle intergénération + recul culturel
    -Engagement financier + tardif, investissement personnel décalé
    -Maturité professionnelle retardée, formation inadaptée

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