« La Vérité, l'âpre Vérité »

Il faut vite réformer le syndicalisme

  • 22 mai 2020

La rapport Perruchot de 2011 a tout révélé du financement occulte des syndicats. Même s’il a été enterré dès sa parution et n’a jamais été rendu public dans son intégralité, tous nos hommes politiques français le connaissent. Et Emmanuel Macron, comme presque tous les politiques, comprend parfaitement que le système syndical français est une raison importante du déclin de la France.

Nos dirigeants successifs, de gauche comme de droite n’ont jamais eu le courage d’affronter l’hydre syndicale de face. Au fil des ans et via des accords successifs, les politiques ont abandonné une partie de leur pouvoir à des mafias syndicales qui dictent la loi sur une partie de l’économie française.

Le récent épisode de l’usine Renault de Sartrouville dont la réouverture a été bloquée par la CGT parce que le CSE avait été informé par mail et non par courrier recommandé (sic !) est un triste exemple du pouvoir de nuisance extrême et absurde que les syndicats révolutionnaires ont acquis.

Avec 2 à 3 millions de jours de grève par an, les syndicats ont en partie détruit l’appareil productif de la France. Macron voudrait réindustrialiser le pays mais avec la CGT et les autres syndicats révolutionnaires ce sera difficile car leur but est bien de détruire l’outil de production et non de reconstruire.

Le slogan de la CGT a longtemps été : « Il faut détruire les entreprises pour détruire le capitalisme ». Même si ce slogan a été mis en sourdine au niveau national, les fédérations locales de la CGT ne l’oublient pas et beaucoup ont lancé des appels à la grève générale au début de la crise du Covid. Le naturel cégétiste n’est jamais loin et les militants cherchent toujours à détruire les entreprises, privées en priorité car ils contrôlent déjà les entreprises publiques qui leur servent de vache à lait.

Pour briser les syndicats il faut s’attaquer à leur financement et à leur représentativité, comme le préconisait le rapport Perruchot.

Côté financement, l’idée d’un chèque syndical, avancée dans le programme présidentiel de Macron, va dans le bon sens. Elle a malheureusement été abandonnée en rase campagne par Macron devant l’hostilité évidente des syndicats. Pour bien faire, le chèque syndical devrait être discrétionnaire.

Concernant la représentativité, la mesure clé est d’abolir le monopole de représentativité des syndicats nationaux au premier tour des élections. Il faut permettre la constitution de « syndicats maison », non politisés, et dont le seul but sera celui de l’entreprise et de ses salariés. Avec de tels syndicats, le dialogue avec la direction sera simple et apaisé car les buts poursuivis seront les mêmes. Dans le système actuel le dialogue est impossible puisque les syndicats révolutionnaires, infiltrés depuis longtemps par les trotskistes, veulent détruire l’entreprise.

Pour que la France remonte la pente industrielle de nombreux obstacles existent mais le principal est bien le système syndical et toutes ses ramifications au sein de l’inspection du travail et de l’appareil judicaire notamment.

Ce sont les syndicats révolutionnaires qui imposent aux entreprises des normes de plus en plus contraignantes et des règlementations spoliatives du pouvoir d’entreprendre. Le tout vient enrichir un Code du Travail obèse, monstrueux, d’une stupidité à pleurer et que nul ne peut plus connaître. A la moindre entorse, les syndicats mobilisent leurs amis trotskistes qui infestent l’Inspection du Travail pour faire condamner les entreprises, le cas échéant en allant devant une justice elle aussi tout acquise aux thèses de la gauche de combat.

Les politiques ont donné aux syndicats le pouvoir de s’opposer à toute réforme et il va falloir un courage énorme pour s’opposer à eux. Mais sans cela la France ne se redressera pas car il est évident que le pouvoir syndical va à l’encontre des intérêts de la France et des français.

Qui aura le courage de faire exploser ce système qui a mis la France à genoux et l’empêche de se redresser ?

CLUB DANTON

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  1. Le rapport Perruchot, exemplaire, devrait être de nouveau remis à la presse et à tous les parlementaires. Vallaud-Belkacem s’est gargarisé récemment dans le monde que sa gentille petite épouse avait remis 60 000 enseignants dans le circuit. Oui, mais tous des syndicalistes, abreuvés de décharges horaires, donc aucun travail pour l’éducation nationale, le seul but étant d’avoir une réserve de meneurs grévistes payés par l’Etat.

  2. Est-il seulement normal de financer les syndicats comme les partis politiques d’ailleurs avec l’argent public ? NON ce sont leurs adhérents qui doivent payer et seulement les adhérents. Cela changerais certainement leur comportement.

  3. Il ne me semble pas qu’on puisse raisonner de cette façon. D'”aboprd, il faut une motivation juridique, valable ou non, peu importe, ensuite une préparation militaire car du grabuge est à prévoir
    Donc, indiscrétions et information des syndicats qui réagissent et bloquent tout.Là, soit on arrête Martinez et quelques autres et on les enjoint de cesser ou ils sont fusillés sur le champ: c’est la guerre, soit on établit les barrages et on arrête les responsables.
    Et après ? il faut remplacer tous ces gens-là etc..
    Donc, il serait nécessaire d’abord de leur retirer tout financement, mais TOUS les syndicats touchent, même le patronat.
    Donc, il faut une réforme juridique d’ensemble sur le financement des associations privées, en ne conférant l’utilité publique qu”‘aux organismes de santé et purement caritatifs, par exemple, ça se discute.
    Là, il faudra affronter pendant des mois une guerre de tranchée pour repérer les meneurs et les isoler politiquement. Cela demande une équipe formée à la guérilla, éventuellement armée, en tus les cas, ruineuse pour le pays. Et, en outre, il faut suspendre pour un an les libertés publiques.
    Mais je suis d’accord avec vous, un jour il faudra la faire ou mourir.

  4. il y a “belle lurette”que ça devrait etre fait!!!mais ,pour ça il faut du courage et de la poigne,ça n’a jamais etait le cas depuis De Gaulle!!
    tout ces syndicats qui ne represente ,a peine 10% de la masse des travailleurs devraient etre limogés ,et refaire une elections generale en France.mais il faut avoir des C…..pour ça!!

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