« La Vérité, l'âpre Vérité »

ISF et syndicats

  • 13 février 2019

Les gilets jaunes réclament le rétablissement de l’ISF. Cette obsession permanente sur l’ISF a uniquement des bases idéologiques anticapitalistes et totalement stupides. L’SF depuis son instauration a coûté beaucoup plus à la France qu’il n’a rapporté. Même les socialistes l’ont reconnu et ont admis qu’il s’agissait d’un impôt idéologique qui jouait contre l’investissement et contre l’emploi. L’ISF réduit les investissements dans les entreprises françaises. De plus il fait fuir les grandes et les petites fortunes car il est devenu confiscatoire. Lorsque l’ISF a été introduit (IGF à l’époque) le rendement des obligations d’état était de 12%. Un impôt sur le capital de 1% (tranche médiane) représentait ainsi une ponction de 8% sur les revenus sans risque du capital. Aujourd’hui les obligations d’état rapportent 1% et l’ISF est toujours à 1%. Si on ajoute le prélèvement libératoire de 30% sur les gains en capital, le taux de prélèvement est ainsi de 130% !

Mais il y a un impôt bien plus important et autrement plus scandaleux que nous pourrions supprimer : le financement direct, environ 5 milliards, et indirect, environ 7 milliards, des syndicats. Au total, cela représente plus de deux fois l’ISF. Ce financement a progressé au fil du temps car ce qui est acquis ne peut jamais être repris et chaque réforme indispensable doit être in fine « achetée » par l’Etat aux syndicats pour qu’elle ait une chance de se faire. L’ogre syndical est insatiable !

Il y a quelques années un rapport parlementaire, le rapport Perruchot, a analysé le système quasi mafieux du financement syndical. Mais ce rapport n’a jamais été rendu public afin de protéger les bénéficiaires du choc national que provoquerait la révélation des sommes monstrueuses en jeu. Quelques extraits avec quelques chiffres nous sont parvenus de ci de là mais pour l’essentiel par des médias de droite ce qui a permis à la gauche bien-pensante et aux syndicats de les discréditer. Le couvercle s’est refermé sur la marmite et il est solidement arrimé !

Rappelons quand même quelques vérités sur le financement de nos chers – très chers – syndicats.

Les syndicats touchent officiellement environ 5 milliards d’euros par an de l’état. En plus de ces liquidités, ils bénéficient d’une pléthore de fonctionnaires qui travaillent pour eux. Leur nombre est évalué à 28 000 équivalents temps plein.

Les cotisations ne représentent que 3% du budget des syndicats ouvriers et employés alors qu’elles représentent de 15% à 60% pour les divers syndicats patronaux. Par comparaison, dans les pays du Nord de l’Europe, les cotisations représentent plus de 80% du budget des syndicats ouvriers.

Et cette manne est déversée sur des syndicats qui représentent à peine 8% des salariés. Evidemment le public est surreprésenté puisqu’il accueille les 2/3 des syndiqués alors que le privé ne compte que pour 1/3. Ces pauvres fonctionnaires qui ont un emploi à vie ont bien besoin de manifester car ils sont si mal traités !

Et tout ce qui précède n’est que la partie avouable et officielle, autant dire la petite pointe émergée de l’iceberg syndical. Car les ressources principales sont occultes et issues d’un système quasi mafieux :

  • Prébendes et détournements issus des nombreuses caisses paritaires (1% logement, Sécurité Sociale, Unedic, …),
  • Subventions occultes des Banques Coopératives, dont le fonctionnement est lui-même particulièrement obscur,
  • Pactole de la gestion paritaire de la formation professionnelle. Environ 20% à 25% des 6,3 milliards de la formation professionnelle sont gaspillés en frais de gestion et frais divers (dont les frais de bouche),
  • Confiscation des budgets de fonctionnement des différents comités d’entreprises, évalués à 580 millions par an,
  • Distribution d’une partie du budget de 1 milliard des activités sociales des CE à des prestataires amis, ou plutôt copains et coquins.

Les scandales des comités d’entreprise d’Air France, d’EDF, de la RATP, de la SNCF sont bien connus. Mais ils ne sont absolument pas des cas isolés mais au contraire des exemples révélateurs de la putréfaction générale de tout le système des comités d’entreprise.

Et ne parlons pas des 19 millions d’euros dépensés chaque année par l’UIMM pour la « fluidification sociale » et la distribution d’enveloppes bien dodues de fin de grève.

Au total, ce sont environ 7 milliards d’euros par an que la sangsue syndicale prélève de manière opaque sur le sang des français. Et bien sûr la question simple que l’on se pose est : où va tout cet argent ? Les bilans misérabilistes publiés par les syndicats reflètent moins du tiers de cette somme. Le reste s’évapore !

Quand on sait que la majorité de nos syndicats sont aux mains de marxistes et de trotskistes, on peut sérieusement s’inquiéter sur la gestion opaque de ces milliards. Que peuvent-ils bien en faire ?

Mais personne ne veut soulever le couvercle de cette marmite et cette corruption est acceptée car elle sert l’état qui besoin des syndicats.

Car la France est le pays de l’Autruche.

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1 commentaire actuellement

  1. C’est idem pour le financement des partis politique. La France est un paradis pour les inutile, parasites et fainéants.
    Et ce n’est pas demain que cela va changer, les pourris de l’ENA ont besoin de tous ces gens là pour arriver à leurs fins, encore des inutile !

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