« La Vérité, l'âpre Vérité »

Les grands écologistes ne sont pas ceux que l’on croit

  • 23 octobre 2020

Les écologistes aux petits bras préconisent la décroissance pour réduire nos émissions de CO2. Ce scénario de la misère – qui mettrait des millions de français au chômage et provoquerait une explosion sociale – ne permettrait qu’un gain ridicule si on le compare aux immenses bénéfices issus du programme nucléaire français. C’est grâce à ce programme que la France a aujourd’hui l’une des économies les moins carbonées au monde. Les vrais écologistes ce sont les pères du programme nucléaire français.

La France a été une des nations pionnières puisqu’elle est tombée dans le nucléaire dès la fin du 19ème siècle avec la famille Curie et un ensemble de chercheurs à qui on doit une partie des découvertes sur la radioactivité et ses applications. Avant la seconde guerre mondiale la France avait déjà des idées claires sur les possibilités à la fois civiles et militaires du nucléaire.

La guerre a interrompu cet élan français et beaucoup de nos experts et scientifiques se sont expatriés et ont été intégrés aux équipes anglaises ou américaines. En 1945 la France avait perdu son avance et avait au contraire un retard important sur les anglosaxons et sur les russes. Mais De Gaulle, qui avait perçu l’importance vitale de la maitrise du nucléaire, a immédiatement reconstitué des équipes de chercheurs et d’ingénieurs rassemblées au sein du CEA. Avec difficulté, la France a réussi à construire des prototypes de centrales sur la filière gaz-graphite. Cette filière ne permettait néanmoins pas une extrapolation simple vers des puissances élevés et c’est la raison pour laquelle la France a acheté une licence à Westinghouse sur la filière eau pressurisée.

Le premier choc pétrolier de 1973 a décidé Pompidou et son premier ministre Messmer a lancé un vaste programme électronucléaire qui a été poursuit sous Giscard et s’est achevé sous Mitterrand. En 25 ans, la France a réussi alors à construire 58 tranches nucléaires, soit en moyenne plus de 2 tranches par an. C’est grâce à cette énergie décarbonée, qui représente 70% de la production électrique française, que la France est si sobre en carbone. Le secteur électrique français émet 8x moins de CO2 par KWh produit que son homologue allemand.

Oui les vrais écologistes français ce sont De Gaulle, Pompidou, Messmer, Giscard et les dizaines de milliers de scientifiques et de techniciens qui ont construit le nucléaire.

Il est facile – en utilisant les données publiques de RTE – de calculer les tonnes de CO2 économisées par le parc nucléaire français si on prend comme référence par exemple l’alternative allemande. En comparaison, les éoliennes ou le solaire ne font strictement rien économiser puisque ces énergies viennent en remplacement du nucléaire. Bien au contraire, puisque pour pallier leur intermittence il faut construire de vastes capacités redondantes et il faut des back-ups en énergie fossile comme l’a démontré l’Allemagne.

Les anti-nucléaires sont bien les ennemis de la planète….

CLUB DANTON

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5 commentaires actuellement

  1. Qui vous a payé pour écrire cela et apparaître dans les annonces ? Vous n’abordez pas ici la question des déchets nucléaires. Ou les mets on alors qu’ils restent raidoactifs pendant des milliers d’années ? Quelles sont les conséquences sur l’environnement ? Enfin avec un mix de plusieurs sources d’énergies renouvelables, il est possible d’alimenter tout le territoire français, et ce tout le temps grâce au stockage de l’électricité sous forme d’hydrogène.

  2. Combien de tonnes de carbones pour la fabrication de centrales puis leurs démentèlements (non maîtrisés)? Il est vrai que l’uranium tombe également du ciel. La pérennisation ne viendra que de la sobriété et d’un changement de paradigme.

  3. au nom des générations futures, merci pour le cout réel imprévisible du nucléaire et la gestion impossible des déchets radioactifs ainsi que le manque de transparence et les risques d’accident!
    le club du bon sens

  4. Impossible en effet de comprendre le refus français d’étudier et développer la filière à ‘sels fondus’ alors qu’elle ne présente pas le risque de fusion du coeur, dispose de réserves de combustible (thorium) incomparablement plus copieuses que celles d’uranium et produit moins de déchets à vie longue.

  5. Bonjour, Je ne peux qu’approuver ce que vous écrivez ci-dessus. J’ai moi-même participé à l’aventure du CEA dont je déplore le désastreux état actuel. J’ai fait presque toute ma carrière au CERN, où nous avons poursuivi dans la lignée des physiciens du début du siècle et cela avec de multiples succès. Nous avons testé un système sous-critique auquel la France ne veut pas participer car bien qu’il s’agisse d’un réacteur pratiquement propre et sans danger d’excursion, nous sommes des pro-nucléaire. Eh bien tant pis, nous le ferons avec d’autres.

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