« La Vérité, l'âpre Vérité »

L’illusion de la concertation avec le CSE

  • 20 mai 2020

La décision du 14 avril 2020 concernant la limitation de l’activité d’Amazon paraît bien faible eu égard aux risques que prennent chaque jour les entrepreneurs en maintenant ou en reprenant leur activité.

Les entreprises doivent mettre en place des mesures barrières. D’accord mais qui décide que ce qui est fait est suffisant ? Les mesures barrières sont décrites dans des documents du gouvernement mais elles ne sont pas définies légalement et ne viennent pas modifier le Code du travail. Certains inspecteurs du travail, souvent proches de l’ultra-gauche, ont du reste indiqué qu’ils ne tiendraient pas compte de ces textes. In fine la responsabilité des mesures prises incombe aux chefs d’entreprise.

Dans le jugement Amazon, il est écrit que l’entreprise doit procéder à une « évaluation permanente et très fine de tous les risques liés au Covid19, y compris les risques psycho-sociaux ». Les mesures prises doivent être formalisées, transmises au CSE puis aux salariés qui doivent être formés.

Mais que doit faire une entreprise quand elle est en face d’un CSE hostile à tout et noyauté par les syndicats révolutionnaires, CGT, SUD et de plus en plus souvent CFDT ? Et ne croyez pas que ce cas soit exceptionnel. C’est en fait la règle.

Depuis le début de la crise du Covid, les syndicats révolutionnaires ont cherché à tour de rôle à exercer leur droit de retrait puis à faire grève et ils refusent toute discussion puisque leur but est l’entreprise s’arrête. Ils exigent le risque zéro et font planer la menace de poursuites au pénal – avec l’aide de leurs amis de l’inspection du travail – dans le cas où un seul salarié serait atteint par le virus.

Comment peut-on agir avec ces Robespierre aux petits pieds qui ne défendent pas les salariés mais veulent la tête de leur patron et la destruction du capitalisme ?

Car in fine seuls les dirigeants sont pénalement responsables. Les maires de France à qui le gouvernement a confié la réouverture des écoles ont réalisé le risque qu’ils prenaient et demandent l’immunité en cas de problème. Mais les dirigeants d’entreprise sont sous la même menace depuis toujours et cela ne semble émouvoir personne…

Si un salarié attrape le virus, les syndicats révolutionnaires et leurs relais dans l’inspection du travail et dans l’appareil judiciaire vont bien sûr prétendre que c’est l’entreprise qui a contaminé le salarié et non l’inverse. Car bien sûr le dirigeant doit être en mesure de contrôler en permanence que chacun applique les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale, et ceci tout le temps et partout, à la cantine, dans les vestiaires, dans les douches, dans les toilettes, dans les locaux du CE, …

Le dirigeant est responsable de tous, partout et tout le temps… Au moindre problème le responsable c’est lui car bien sûr les syndicats ne sont pas là pour aider mais pour fliquer, dénoncer et punir… Eh oui, les collabos sont parmi nous et les seuls à trinquer ce sont les dirigeants.

CLUB DANTON

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  1. Il en est de même avec les écolos gauchistes qui recommencent à tous va avec l’appuis majoritaire des médias et surtout des médias publics ou ceux ayant de fortes aides. Tous ces gauchistes y compris la CGT n’ont d’existence que pour détruire le pays ou au mieux être en confinement perpétuel avec un revenu minimum. Il serait temps que les autres, ceux qui souhaitent que le pays avance encore un peu s’équipent de battes pour supprimer toutes ces extrémistes de tous poils. Les bulletins de vote ne servent à plus rien toute la politique est pourrie.

    • Votre avis est sain, mais il ne faut pas abuser, à mon sens, du mot pourri. La politique est ce qu’elle est. Les communistes ont régné en URSS, faisant par simple volonté& politique des millions de morts. Idem pour la Chine, qui a compris qu’après le peuple misérable, il fallait l’anesthésier par l’argent. Les français et beauocup d’autres n’ont plus d’âme, nui de courage. Les filles d’attente au Mc Do pendant le confinement ont démontré leur attachement à la vulgarité.
      Une arme forte: ne plus voter. Mettre les politiques dans l’obligation de se dévoiler devant le refus du peuple, et selon, attaquer. Mais je n’y crois pas.

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