« La Vérité, l'âpre Vérité »

L’équation impossible de la retraite par répartition

  • 9 décembre 2019

        La question de la retraite est un exemple criant du mal français qui veut que devant un problème chacun se regarde le nombril et cherche à préserver ses droits.

        Pour ceux qui se préparent à faire grève, la seule chose importante à défendre ce sont leurs droits acquis :

  • Les salariés du privé veulent une retraite à 70% car les entreprises ont cotisé directement pour leur retraite, spoliant au passage leurs clients car les prélèvements énormes se reflètent bien sûr dans les prix,
  • Les salariés du public veulent une retraite basée sur leur salaire des 6 derniers mois, en ayant cotisé de manière ridicule tout au long de leur carrière car in fine l’état et donc nos impôts doit compenser,
  • Ceux dont la caisse de retraite est massivement déficitaire, veulent aussi leur retraite car le déficit n’est pas leur faute et leur caisse peut emprunter ce qui est nécessaire.

        Il existe bien sûr quelques caisses « fourmis » qui mettent de côté en prévision de temps plus difficiles mais elles sont bien esseulées et les caisses « cigales » veulent mettre la main sur leur cagnotte au nom de l’égalité.

        Notre système par répartition se veut égalitaire. Cette égalité est intergénérationnelle et chaque caisse doit verser chaque année à ses retraités ce qu’elle reçoit en cotisation de ses membres actifs. Une caisse bien gérée ne doit compter ni sur l’impôt, ni sur une augmentation de charge des entreprises, ni sur l’emprunt. Elle doit adapter ses dépenses (les retraites versées) à ses recettes (les cotisations). C’est bien sûr la théorie…
        Par ailleurs, selon nos bonnes âmes syndicales et autres, l’égalité est censée être maintenue entre générations, c’est-à-dire que les cotisations et les droits à retraite doivent rester les mêmes de générations en générations.

        Mais cette double équation (caisses équilibrées et égalité entre générations) est tout simplement impossible à résoudre.

        Avec une natalité décroissante, une durée de vie qui s’allonge et un âge de départ à la retraite bloqué, les principes qui sous-tendent la retraite par répartition sont impossibles à maintenir.

        Les jeunes générations en ont du reste parfaitement conscience car elles savent bien qu’elles ne pourront plus compter uniquement sur leur retraite par répartition et qu’il faudra qu’elles mettent de l’argent de côté par ailleurs. Mais encore faudrait-il leur en donner les moyens et ne pas prélever toujours plus sur leurs revenus pour financer les généreuses retraites de leurs ainés.

        Les jeunes générations sont en fait spoliées par le système actuel et les jeunes devraient être les premiers à se révolter et à organiser une contre-manifestation pour demander une refonte du système de retraite avec une augmentation de l’âge de départ, une baisse des cotisations et une baisse des pensions, bref exactement l’inverse de ce que demandent les syndicats révolutionnaires.

        Mais malheureusement, la jeunesse militante – seule capable de se mobiliser et de manifester – est endoctrinée par les thèses de l’ultragauche qui l’aveuglent et l’empêchent de voir cette spoliation des futures générations.

        Quelles solutions avons-nous ? Malheureusement, elles sont toutes mauvaises.
        On va dans le mur et tout ce que peut faire le gouvernement c’est ajuster la vitesse avec laquelle nous allons nous écraser et la date de l’impact. Avec la trajectoire actuelle on peut imaginer que l’impact et donc l’explosion du système par répartition arrivera vers 2060.

        Que se passera-t-il alors ? Nul ne le sait mais on risque de voir comme au Japon ou en Laponie des vieux se suicider, ou bien l’organisation de rationnements comme en Russie communiste où les retraités recevaient pour toute retraite 200g de pain et un litre de lait par jour.

        Heureusement que nous avons la PMA qui devrait permettre de repeupler la France plus vite…

        CLUB DANTON

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4 commentaires actuellement

  1. Le pays France est très malade. Je le compare à un créateur de richesse qui emploi un personnel d’entretien pour sa maison qui lui coûte plus cher que ses revenus et qui a plus d’avantages et de congés que lui. Faute de dégraissage et par gestions calamiteuse il se voie obliger de taper dans ses réserves puis emprunter de l’argent pour payer ses frais de fonctionnement. Cela ne peut durer que quelques temps d’autant qu’à un certain moment faute de ne pouvoir dégraisser à cause de la réglementation et du pouvoir numéraire de ses employés le point de non-retour est atteint et la seule solution qui lui reste est sa déclaration en faillite. Une autre issue semble se pointer à l’horizon, c’est celle de l’effacement de la dette du mammouths qu’il a engendré, effacement qui aura de graves conséquences sur les biens de son activité de créateur de richesse voir de ceux de ses biens fonciers qui vont tous lui être confisqués. Cela pourra s’arrêter là si d’aventure ce créateur de richesse ne se rebelle pas pour finir dans une mine de sel ou de charbon au grand désespoir des écolos qui eux non plus n’auront plus un sous en poche pour défendre leurs extrêmes. Mais ainsi va la vie et l’histoire se répète en permanence à croire que la soit disante démocratie à ses limites celles de voire sa gouvernance accaparée par des escrocs ou des imbécile ou peut-être les deux à la fois.

  2. Grèves nous n’oublions pas les statuts de Monopole:
    -EPIC: Energie et les transports: les Syndicats fonctionnant en verrou binaire et refusant de quitter leurs statuts.
    -Education Nationale: Juge et Arbitre manipulateur des gentils membres dépendants (élèves et étudiants).
    -Santé : Les Carabins usant du du numérus clausus pour écraser au hasard subalternes,clients n’hésitant pas à désertifier nos régions.
    Ces incivilités à glissades subventionnées par l’Etat (subventions syndicales, jours de carence, achat de paix sociale…) rendent l’Atmosphère nauséabonde.
    -Les “Privés”sur l’autre face voient se dégrader leurs statuts:
    Insécurité, Précarité, annuités à rallonge, sont le lot.
    Un seul statut n’est pas la réponse, mais il devient nécessaire de resserrer les rangs, les générations futures vont vite le ressentir.
    Et “l’agacement” se ressent fortement…je pèse mes mots à dessein

  3. Tout cela est très juste.
    on peut se demander pourquoi les grévistes, soutenus massivement par les journalistes, appellent les manifestations CONTRE la réforme des retraites alors qu’elles devraient s’appeler POUR le maintien des droits acquis.

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