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Europe 2020 : un parfum de décadence romaine

  • 31 mars 2020

À partir de 190 après J.-C., la peste dite antonine frappe l’Empire et tue près d’un tiers de la population.

        En 2015, Olivier Piacentini publiait Vers la chute de l’Empire occidental, ouvrage dans lequel il établissait un syllogisme historique entre l’Occident de l’après-guerre et la Rome du quatrième siècle.

        Jugez plutôt. À partir de 190 après J.-C., la peste dite antonine frappe l’Empire et tue près d’un tiers de la population. L’Empire est durablement affaibli démographiquement face aux barbares.

        Avec l’Empire, Rome préfère importer du blé d’autres provinces (Gaule, Afrique du Nord) plutôt que de le cultiver en Italie. On préfère aussi le recours à l’esclavage. S’ensuit le chômage massif de la plèbe romaine et italienne. Phénomène que l’on pallie avec des distributions gratuites de pain, de blé et la multiplication des jeux et spectacles qui détournent le peuple des révoltes.

        Les invasions barbares ne sont pas une arrivée militaire, belliqueuse et massive qui a détruit l’Empire d’un coup. Ce sont les barbares les plus pauvres, qui entraient dans l’Empire pour s’établir sur des terres… Face au problème, les empereurs les utilisaient comme soldats pour défendre les frontières de l’Empire, compte tenu de la désaffection des fonctions guerrières parmi les Romains. Peu à peu, les barbares s’imposent au sein de l’Empire, réclament terres et tributs de plus en plus lourds.

        L’attitude des barbares face à l’Empire est ambiguë : d’un côté, ils rêvent du confort, de la richesse qu’il procure, de l’autre ils veulent conserver une part de leur identité, leur religion ou coutume. L’assimilation se fait difficilement et certains trahissent, comme Arminius, officier romain d’origine germaine et adopté dans son enfance, qui se retourne contre Rome, rejoint les tribus germaines et inflige aux légions une terrible défaite à Teutobourg. Les dirigeants romains pensaient que, vu l’attrait de leur civilisation, les barbares finiraient par s’embourgeoiser et s’assimiler totalement : erreur fatale…

        Face à ces exigences, l’État romain s’endette, émet de la monnaie en abondance : de crise en crise, l’économie romaine s’effondre par paliers, bientôt les empereurs ne pourront plus payer le tribut exigé par les barbares pour assurer la sécurité de l’Empire.

        Tout ceci ne vous rappelle rien ? Comme Piacentini le dit dans son livre, lisez l’histoire de la décadence romaine : tout y est. En ce début d’année 2020, tout semble se coaliser pour enfoncer l’Europe, affaiblie depuis des années alors qu’elle croyait se renforcer. Le coronavirus nous frappe de plein fouet parce nous sommes le continent le plus pénétré par la Chine, en termes de population et d’économie. Avec la chute actuelle de sa production industrielle, nous sommes menacés de pénuries dans des produits essentiels comme les médicaments, les textiles, des pièces mécaniques, les processeurs et matériels électroniques parce que nous lui avons cédé toutes nos industries. Nous sommes devenus en tous points dépendants de ce pays, dirigé par un régime totalitaire et communiste à mille lieues de nos valeurs.

        Pour ce qui est de l’immigration, cela fait des années que nous laissons entrer tout le monde, au mépris de nos intérêts, mais aussi de la conformité des entrants à nos principes. Une part de l’immigration se retourne contre nous car elle veut conserver ses valeurs, sa religion. Et pour pallier le problème, nous payons un tribut à un de nos pires ennemis, Erdoğan, qui projette publiquement l’islamisation de l’Europe via l’immigration : sommes-nous fous, naïfs ou complices de notre propre perte ?

        Les mêmes causes produisent, à mille sept cents ans d’intervalle, les mêmes réactions mortifères et probablement, au final, les mêmes résultats. Puisse cette crise protéiforme nous éclairer et nous aider à retrouver vite nos esprits, la force qui était celle de nos aïeux pour vaincre, et reconquérir notre liberté, notre sécurité, notre prospérité, notre puissance.

        CLUB DANTON

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  1. Qui a peur du Grand Méchant Loup Gris: pas les Américains,ni les Russes, ni les Iraniens,ni Israel (vigilant), ni encore moins l’EI (Mal anesthésié, peut être à dessein, pétrolier):
    Ce sont les Européens (sauf les Allemands), et les Kurdes(Sauf le PKK), les Libanais (sauf les Druzes), les ex-Chrétiens d’Alep, les Grecs (Méritants…).
    Dans ce noeud de serpents, la diplomatie Européenne devra trouver au moins 2 partenaires solides,pour calmer l’Artiste,il y a matière à gaver quelques générations de Diplomates, d’Administrateurs assoupis à Strasbourg.Il est tard et Bruxelles s’endort.
    Hélas, nous n’avons plus le Limes des Romains,il y a des fuites.

  2. si on doit perir ,au moins on ne sera pas les seuls et ça me fait plaisir!!!

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