« La Vérité, l'âpre Vérité »

La féminisation à la base de la désorganisation de la France ?

  • 9 janvier 2020

        L’égalité homme-femme est devenue une religion et on assiste depuis 30 ans à une féminisation effrénée de la France et tout particulièrement des services de l’état. Mais personne n’ose aborder les problèmes que pose cette féminisation et évaluer son impact sur la qualité et le coût des services rendus.

        Prenons quelques exemples.

        Dans l’enseignement, le taux de féminisation ne cesse d’augmenter et a atteint les niveaux record de 83% dans le primaire et de 58% dans le secondaire. Alors que ce taux augmentait, les résultats des élèves baissaient : on peut au moins se demander s’il n’y a pas un lien de cause à effet. En particulier, la baisse des résultats n’est-elle pas pour partie due à une diminution de l’autorité dans les classes ? Par ailleurs, les institutrices qui ont des enfants ont-elles autant de temps que leurs collègues masculins pour s’occuper des enfants des autres ? Peuvent-elles mener frontalement leurs vies familiale et professionnelle ? Certaines s’en sortent mais pour d’autres, la variable d’ajustement ce sont leurs élèves.

        En médecine, le taux de féminisation des praticiens est de 41% mais celui-ci augmente rapidement puisque le taux de femmes parmi les étudiants est de 60%. Les femmes médecins ont tendance à rechercher des emplois salariés – médecine du travail, hôpital, laboratoires pharmaceutiques – dans des grandes villes car c’est ce qui leur donne le plus de souplesse pour évoluer avec leurs maris. De plus, ces femmes ont souvent repoussé leur première maternité pour terminer leurs études et, une fois devenue médecin, elles veulent des enfants rapidement, ce que le statut de salarié facilite. Le manque croissant de médecins libéraux, notamment dans les zones rurales, s’explique partiellement par cette féminisation de la médecine.

        Dans la fonction publique hospitalière, le taux de féminisation est de 77%, dans la fonction publique territoriale, il est de 61% et dans les services sociaux de l’état, il est de 72%. Compte tenu de ces taux très élevés, les aménagements d’horaires de ces services se font en fonction des contraintes des femmes mais ils sont évidemment appliqués aux hommes également.

        La loi sur les 35heures, qui ne devait initialement concerner que le privé, a été étendue au secteur public notamment pour donner une plus grande souplesse aux femmes.

        Le taux d’absentéisme record de 14% du secteur public est pour partie lié à la féminisation, les femmes se mettant plus souvent que les hommes en indisponibilité pour s’occuper de leurs enfants. In fine, les femmes bénéficient d’un grand nombre de possibilités pour ne pas travailler : 5 semaines de congés payés (comme tout le monde), 2 semaines pour enfant malade, 25 semaines pour grossesse se transformant souvent en beaucoup plus (les grossesses « pathologiques » semblant devenir la règle), et puis jusqu’à 10 années possibles de congés sabbatiques souvent utilisés pour élever des enfants. Et n’oublions pas le travail à temps partiel qui désorganise souvent les services. On peut vraiment se demander si nous ne sommes pas allés trop loin.

        L’Angleterre par exemple a pris conscience du problème et étudie la définition de fonctions avec des conditions spécifiques aux hommes et aux femmes. Mais en France, le code de travail ne permet aucune adaptation spécifique qui serait considérée comme une atteinte à la sacro-sainte égalité homme-femme.

        Le problème ne se pose pas seulement dans la fonction publique. Dans le privé, à titre et qualification égales, homme et femme doivent avoir le même salaire. Cependant, il est indéniable qu’une femme – surtout si elle est cadre – aura une disponibilité moindre pour voyager et sera encline à finir les réunions plus tôt en fin de journée pour pouvoir s’occuper de sa famille. Si elle est enceinte, elle devra passer du temps à former sa remplaçante. Si elle prend un congé sabbatique, la remplaçante devra rester plus de 18 mois et devra être embauchée en CDI. Lorsque la titulaire revient, il y a alors deux personnes pour le même poste. Et les contrats en forfaits jours n’ont pas changé grand-chose car ils n’ont pratiquement aucun sens dans beaucoup de cas. Evidemment la vie familiale des femmes doit être protégée mais pas aux dépens du service rendu, des utilisateurs ou de la bonne marche de l’entreprise.

        Il serait temps de mener une vraie réflexion sur l’égalité homme-femme en intégrant les facteurs temps de présence effective et maternité. Certains postes avec des contraintes de disponibilité, de voyage ou de continuité d’activité pourraient être définis comme prioritairement masculins.

        Pour avoir une certaine objectivité il faut oublier les préceptes féministes où une femme ne doit pas forcément avoir d’enfants ainsi que les vieilles lunes soixante-huitardes pour lesquelles les femmes ont la contraception et n’ont qu’à se débrouiller avec.

        Il faut aussi oublier les Marie-Chantal – et il y en a plusieurs au gouvernement – qui peuvent travailler comme des hommes en confiant leurs enfants à des nounous ou à des « gouvernantes ».

        CLUB DANTON

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1 commentaire actuellement

  1. Notre pays a quelques soucis financiers importants:
    -Administrativement en surpoids:
    Nous aimerions bien que les fonctionnaires travaillent moins, ils
    feraient moins de…sottises. Mais il faut supprimer les jours de
    carence.
    -Santé exangue, réseau vieillissant:
    Nous avons besoin d’un tissu médical local plus important, donc
    davantage de généralistes, d’infirmières de proximité,
    d’assistantes type aide soignantes à domicile.
    A présence égale les femmes sont pertinentes dans cette seconde catégorie socio professionnelle, et le revenu attirant.
    Nous pensons

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