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    En prenant le pouvoir en 1981, les socialistes français ont durablement abimé l’un des ressorts les plus précieux de notre pays : le goût pour l’effort et le sens du devoir. Deux lois ont suffi pour faire dérailler le pays : les 35 heures et la retraite à 60 ans. L’effet dévastateur de ces lois est largement sous-estimé. Les effets mécaniques ont été dans une large mesure corrigés par Sarkozy mais ces lois ont changé les valeurs d’une grande partie des français. Pour beaucoup de français, ce n’est plus le résultat de leur travail qui compte, mais le fait d’avoir effectué le nombre d’heures légal. Qu’importe que le but ne soit pas atteint, pourvu que le temps de présence soit respecté. Ce phénomène est dévastateur car il a cassé le dynamisme du pays et a rongé sa compétitivité. Sarkozy a voulu changer cet état d’esprit en prônant le travailler plus pour gagner plus mais il n’a fait qu’érafler la surface de la plaie car le mal est trop profond.

    Comme vient de nous le dire Jin Liqun, un haut responsable chinois : « Que l’Europe commence par réviser ses lois induisant la paresse ». Chacun aura compris qu’il parlait de notre loi sur les 35 heures, mondialement connue tant elle paraît absurde hors de nos frontières. Ce Chinois a raison : de nombreux français ont hélas perdu le goût de l’effort.

    La racine du mal est simple à identifier : les socialistes ont inversé les valeurs dans notre pays, en faisant passer les droits avant les devoirs. Le droit à ne travailler que 35 heures ou à partir à 60 ans est plus important que le devoir d’accomplir son travail et de mener jusqu’au bout la tâche pour laquelle on est payé. Faire son travail ne consiste plus à atteindre un but, c’est juste faire un nombre d’heures suffisant. Plus grave encore : avec cette inversion des valeurs, la motivation au travail s’en est allée. Les personnels dépriment, se mettent en arrêt maladie et travaillent encore moins. C’est un cercle vicieux auquel il est difficile d’échapper.

    Ce mal trouve ses racines dans l’essence même du socialisme à la française qui a fait de l’égalité une vertu cardinale et de la redistribution l’oméga de sa politique, en oubliant que les richesses doivent être créées avant d’être distribuées. On n’accroît pas les biens en les divisant et on n’apporte pas durablement la prospérité au pauvre en la retirant au riche.  Plus profondément, l’égalitarisme doctrinaire prôné par les socialistes va à l’encontre des ressorts intimes de la motivation humaine pour qui le dépassement de soi est essentiel. Pour comprendre ce propos, voici une petite leçon (fictive) de socialisme.

    « Un professeur d’économie dans un lycée annonce fièrement qu’il n’a jamais vu un seul de ses élèves échouer, à l’exception d’une année, où ce fut la classe entière qui a connu l’échec. Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme était une idéologie qui fonctionnait, et que personne n’était ni pauvre ni riche ! Un système égalitaire parfait. Le professeur dit lors : « Ok donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera en tête avec de très bonnes notes. » Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n’étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n’avaient rien fait et qui, eux, étaient ravis. A l’approche du 2ème contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s’étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins travailler. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n’était satisfait. Quand arriva le 3ème contrôle, la moyenne tomba à 5/20. Les notes ne remontèrent jamais, alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d’oiseaux, dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu’un d’autre. A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal pour une raison simple : quand la récompense est importante, l’effort pour l’obtenir est tout aussi important, tandis que, si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n’essaie de réussir. Les choses sont aussi simples que cela».

    Comme l’a écrit Adrian Rogers dans les années 30 : « Tout ce qu’un individu reçoit sans rien faire pour l’obtenir, un autre individu a dû travailler pour le produire sans en tirer profit et tout pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu’il a préalablement confisqué à d’autres ».

    La fonction publique a été la première atteinte par le mal.

    Qu’ont fait les socialistes pour se concilier un électorat docile et in fine acheter des voix ? Ils ont embauché 1,4 million de fonctionnaires et ont dilué le travail de la fonction publique. La France était déjà suradministrée en 1981. Le seul moyen d’employer autant de nouveaux fonctionnaires était de partager le travail. Citons un exemple parmi des milliers : l’informatisation a considérablement simplifié le travail du ministère des finances mais les agents sont toujours aussi nombreux. Chaque français peut constater par lui-même que les effectifs de certaines mairies sont devenus tellement pléthoriques que de nombreux employés viennent faire leur temps de présence sans avoir aucune tâche utile à accomplir.

    Auparavant le travail consistait en un but à atteindre pour chacun. Cela s’appelait le devoir et plus précisément dans le cas des fonctionnaires, le devoir d’état, un terme disparu. Chacun, à son niveau, avait une mission et allait jusqu’au bout pour la remplir quelles que soient les difficultés et quel que soit le temps qu’il fallait y consacrer. On travaillait le soir chez soi ou les week-ends et on était heureux d’avoir fait correctement son travail. En divisant le travail pour en donner aux nouveaux arrivants, les socialistes ont fait du respect de la durée du travail le principal but à atteindre.

    Prenons l’exemple d’un enseignant du primaire dont le devoir est d’apprendre à lire et à écrire à sa classe. Auparavant, quand des élèves avaient des difficultés, l’instituteur les aidait durant les récréations ou après les cours. Il considérait que c’était son devoir et se sentait responsable de l’échec de ses élèves, échec qu’il voulait absolument éviter. Il était fier de son travail, mesuré au succès de ses élèves. Aujourd’hui, notre instituteur – devenu professeur des écoles – se sent exonéré de toute performance, dès lors qu’il a fait ses 14 à 18 heures théoriques par semaine. Pire : ceux qui se sentent concernés par la réussite de leurs élèves et qui sont prêts à travailler plus – il est reste heureusement – se font rappeler à l’ordre par les syndicats. La novlangue syndicale n’a qu’une doctrine : si les élèves ne suivent pas c’est parce qu’il n’y a pas assez d’effectifs. Il ne faut surtout pas travailler plus pour aider les élèves ! Pour les syndicats, les enseignants n’ont qu’un devoir : celui d’utiliser leurs droits. Ils n’ont qu’un but : accroitre le nombre d’enseignants.

    Prenons un autre exemple : celui d’un juge d’instruction. Faire son travail convenablement nécessite des heures d’analyse de dossiers souvent très complexes. C’est fatigant et cela prend beaucoup de temps, bien plus que ce que la durée légale hebdomadaire n’autorise. Alors beaucoup de magistrats, poussés là aussi par leurs syndicats, choisissent une autre voix, plus simple et plus expéditive : obtenir des aveux par le harcèlement moral et physique des prévenus en abusant de l’usage de la prison préventive. Si cela ne suffit pas, on organise des fuites dans la presse pour accroître encore la pression. Que ces méthodes bafouent les droits les plus élémentaires des justiciables importe peu. L’essentiel est d’occuper son temps de travail de 25 heures par semaine et de prendre ses 11 semaines de congés payés annuels. Pas assez de magistrats en France ? Allons-donc ! Si tous les magistrats travaillaient ne serait-ce que 40 heures, nous en aurions bien assez.

    Prenons un troisième exemple, d’une nature différente : le développement industriel de la France. La perte du goût de l’effort s’est propagée au plus profond de l’état et a été amplifiée par la perte de technicité de l’administration. Souvenez-vous de l’ex-commissariat au plan qui a conçu tous les grands programmes de développement d’infrastructure et les grandes avancées technologiques de la France. La prospective était alors aux mains des ingénieurs (X-Mines, X-Ponts, Centraliens, Arts et Métiers) qui comprenaient ce qu’ils faisaient et avaient une vision à 30 ans pour le pays. En 1981, un syndicaliste, Hubert Prévost, a été nommé. Son seul mérite était d’être socialiste et d’avoir fait l’ENA. Tout s’est alors petit à petit délité. Les socialistes ont amorcé la pompe et les énarques ont transformé un instrument de développement économique et industriel en une bureaucratie inutile et inefficace qui a été supprimée en 2005. Avec le Grand Emprunt, Sarkozy essaye de relancer des voies de développement et d’investissement pour le futur en court-circuitant une partie de l’administration et de son énarchie, mais la résistance est forte.

    Et que dire de la transformation des DRIRE, dépendant du ministère de l’industrie et véritables soutiens des industriels, en DREAL, avant tout au service de l’écologie et dont le but est de s’assurer que les innombrables procédures visant à préserver l’environnement sont scrupuleusement respectées. Qu’importe si l’activité industrielle se développe ou non. Il vaut mieux délocaliser des emplois en Chine que déplacer une colonie de crapauds. Les délais de cette administration – jadis une des plus efficaces de France – sont devenus rédhibitoires pour tout industriel. Pour obtenir les permis de construction d’un site industriel, il faut 5 mois en Chine, 8 mois aux USA et plus de 18 mois en France.

    Il est loin le temps où Napoléon avait organisé une administration exceptionnelle qui était un exemple pour le monde entier. Les socialo-fonctionnaires sont passés par là.

    Bien sûr il y a encore une France, dans laquelle on ne peut pas faire semblant de travailler pour gagner sa vie. Un chef d’entreprise qui a des résultats négatifs fera faillite, même si son temps n’est pas compté. Un commerçant qui ne travaille pas au moins 60 heures par semaine met vite la clef sous la porte. Un ouvrier ou un employé d’un groupe privé qui n’obtient pas les résultats qu’on attend de lui finira par être licencié. Un professionnel libéral qui ne crée pas sa propre clientèle ne peut survivre.

    Malheureusement, en France aujourd’hui, les forces vives qui créent la richesse de la nation sont de plus en plus isolées. La grande majorité de la fonction publique n’en fait plus partie et dans le secteur privé, tout est fait pour que la compétitivité et le dynamisme soient cassés : les syndicats et les inspecteurs du travail sont là pour noyauter le système et empêcher ceux qui le voudraient de travailler et de réussir.

    Sarkozy a eu un tort : il n’a pas compris que ses méthodes à l’américaine, son énergie et sa réactivité ne servaient à rien pour réveiller le corps mou et flasque que les socialistes (aidés par Chirac) lui avaient laissé. Appliquer un électro choc à une méduse ne la transforme pas en dauphin !

    Sarkozy a pensé que sa volonté de changement serait suivie par le pays mais le poison instillé par les socialistes est trop puissant. Il veut maintenant mettre la France dans les pas de l’Allemagne – à juste titre – mais l’Allemagne n’a pas ces millions d’heures perdues et stériles d’emplois publics inutiles. En Allemagne la responsabilité est à tous les niveaux et la volonté est un moyen de succès. Et surtout, les allemands sont fiers de leur industrie et ils la défendent. Les Français eux voudraient être fiers de leurs équipes de foot ou de rugby.

    Citons à nouveau Adrian Rogers : « Quand la moitié d’un peuple croit qu’il ne sert à rien de faire des efforts car l’autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu’il ne sert à rien d’en faire car ils bénéficieront à d’autres, cela mes amis, s’appelle le déclin et la fin d’une nation ».

     

    DANTON

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    Traditionnellement les fonctionnaires représentaient l’état et étaient solidaires de ses décisions. Ils étaient équitablement répartis entre droite et gauche. La gauche représentait avant tout le monde du travail et défendait ses droits.

    Tout ceci a été bouleversé par la prise progressive du pouvoir par les fonctionnaires, orchestrée par les socialistes : une nouvelle caste de socialo-fonctionnaires a émergé et a confisqué le pouvoir. Ce putsch qui ne dit pas son nom s’est déroulé en plusieurs actes. Tout a commencé avec l’enseignement.

    (suite…)

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    En 1982, Mitterrand, à la dérive dans l’opinion et auprès des socialistes eux-mêmes, cherchait une parade médiatique. Il confia alors au jeune Hollande la tâche de manipuler la presse – à la fois contre la droite et la gauche non soumise – afin de remonter dans les sondages.

    Cela a commencé avec l’Opération Caton. Hollande et son acolyte André Bercoff ont écrit un livre sous le nom d’emprunt de Caton. Ce Caton se faisait passer pour un déçu de la droite et déballait des secrets assassins sur Chirac, puisés chez ses amis magistrats de gauche. L’affaire a fait long feu puisque Chirac a été élu royalement à la Mairie de Paris. (suite…)

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    Les récentes affaires qui se multiplient à l’approche des élections peuvent laisser l’impression dangereuse d’une corruption généralisée. Heureusement, tous les politiques ne sont pas corrompus mais beaucoup profitent du système tout en accusant le voisin pour des broutilles.

     

    Les affaires ne sont l’apanage d’aucun camp mais nos bons apôtre socialistes sont passés maitre dans l’art de faire pousser le roseau qui cache la forêt. Car les affaires qui sortent de droite comme de gauche ne sont que broutilles face à la manœuvre machiavélique de Mitterrand et de ses descendants qui ont confisqué le pays en embauchant massivement des fonctionnaires, devenus moutons électoraux.

    (suite…)

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    Le scandale d’Outreau en 2008 a révélé que le soi-disant code de déontologie des magistrats n’était qu’un écran de fumée. Le Syndicat de la Magistrature s’est battu par pur corporatisme pour défendre un juge indéfendable.

     

    Souvenons-nous que ce syndicat a été créé le 8 juin 1968 par des contestataires qui refusaient d’appliquer toute loi, si ce n’est la leur. Evidemment les créateurs de notre système judiciaire se sont prémunis de ce danger en créant les cours d’Appel et de Cassation. Mais la vérole est de train de gagner lentement ces instances. (suite…)

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    Après les élections présidentielles de 1988, par un effet surprenant du hasard, le financement de la campagne présidentielle de Mitterrand a commencé à poindre son nez.

    L’inspecteur Gaudino découvrait en 1989 des mécanismes de financement illégaux de la campagne à travers la société URBA à Marseille. A Paris, un mécanisme équivalent était mis à jour avec la société GRACO. Dans les deux cas, les mécanismes de détournement d’argent public étaient  les mêmes : rétro-commissions sur les marchés de travaux, cabinets d’études fictifs.

    En fait l’affaire URBA-GRACO n’était que la partie émergée de l’iceberg car le parti socialiste – comme l’ancienne SFIO – tirait toujours l’essentiel de ses fonds occultes de rétro-subventions versées par des chefs d’état Africains participant à l’Internationale Socialiste.

    Une autre source de financement était Mr Bettencourt, qui avait été protégé par Mitterrand à la Libération et qui renvoyait ainsi l’ascenseur.

    Mitterrand avait un homme de main efficace : Henri Nallet. C’était son chef de campagne, mouillé jusqu’au cou. Il a été nommé Garde des Sceaux, non pas pour faire le bien des justiciables, mais pour déminer, révoquer, muter, afin de couvrir au mieux les traces des turpitudes mitterrandiennes. L’inspecteur Gaudino ou le juge Jean-Pierre ont été les victimes de Nallet le nettoyeur.

    Le risque encouru par Mitterrand était considérable. Compte tenu des lois en vigueur alors, si des financements illicites et par conséquent une fraude électorale étaient avérés, le mandat de Mitterrand à la Présidence pouvait être révoqué.

    La Mitterrandie, mais au-delà tout le parti socialiste, était aux abois et des ennemis jurés se sont alors ligués pour éteindre le feu avant qu’il ne gagne le palais. L’équipe de pompiers était constituée de Rocard, Arpaillange, Jox et Mauroy.

    Nos comploteurs ont présenté à l’automne 1989 une loi dite de moralisation du financement des partis (ça ne s’invente pas !). Elle a fait polémique avec la droite et notamment le sénat.

    Lors du second vote devant l’assemblée nationale en 1990, un infamant article 19 a été ajouté subrepticement. Cet article garantissait que « la clarification du financement des activités politiques amnistie les auteurs de détournements de fonds au profit des politiques ». En somme, une loi d’autoamnistie !

    Evidemment, les députés socialistes non directement concernés par ces affaires – il y en avait tout de même quelques-uns – se sont retrouvés devant un dilemme : soit ils votaient cette loi et participaient à une opération de dissimulation de malversations, soit ils votaient contre et faisaient exploser le système. Le courage l’a emporté et la loi a été votée pratiquement à l’unanimité. Très peu de socialistes étaient néanmoins en séance : courageusement, ils ont préféré laisser leur clef de vote à un tiers pour faire le sale  boulot à leur place. Sont-ils de ce fait exonérés de leur responsabilité ?

    Qui était au pouvoir et à l’assemblée alors :

    –       Rocard était Premier Ministre,

    –       Hollande était député de la première circonscription de Corrèze,

    –       Ségolène était député des Deux Sèvres,

    –       Mélenchon était Sénateur de l’Essonne,

    –       Jospin avait été Directeur de Campagne de Mitterrand et évidemment ne savait rien. Tout comme il n’a jamais rien su par la suite sur le financement de sa propre campagne,

    –       Mauroy était député de la première circonscription du Nord,

    –       DSK était député de la troisième circonscription de Loire Atlantique,

    –       L’inénarrable Baylet, condamné en 2003 et 2007 pour affairisme, puis remis en examen en 2008, était député de la deuxième circonscription du Tarn et Garonne.

     

    Il serait intéressant que nos (leurs) amis journalistes posent la question à Hollande ou Ségolène : lors du vote de cet ignoble article 19, ont-ils fui comme des lapins ou ont-ils tourné eux-mêmes leur clef ?

    Certains échappent à la critique directe : Martine sévissait alors chez Péchiney et Valls et Montebourg étaient trop jeunes. Un seul a senti  le vent du boulet : Emmanuelli, condamné en tant que trésorier de la campagne de Mitterrand, mais qui ne savait rien sur les financements illicites dont il était accusé (le pauvre).

    Et la France en délire remercie chaudement les membres du Parti Socialiste pour leur honnêteté et leurs saines méthodes de gouvernement.

    La morale va enfin revenir au pouvoir !

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  • Le sabotage de l’éducation

    • 30 septembre 2011

     

    Depuis plus de 40 ans les idéologues de l’éducation propagent les idées de Mai 68. La doctrine égalitariste issue de 68 se résume ainsi : l’instruction a fait place à l’éducation, la transmission des savoirs à l’auto-apprentissage et à l’épanouissement.

    Les enseignants sont jugés non pas sur les résultats de leurs élèves mais sur la conformité à la doctrine du moment. Plus un apparatchik de la rue de Grenelle s’est éloigné d’une salle de classe et des élèves, plus il se montre intraitable sur les principes.

    L’éducation nationale est un peu comme une armée en déroute : ce sont les planqués qui définissent la stratégie et font la loi tandis que ceux qui sont au front devant les élèves n’ont rien à dire.

    On a vu apparaître l’apprentissage multi sensoriel, une démarche proche de la « métacognition » de Philippe Meirieu. Pour ce dangereux théoricien, l’élève doit être épistémologue de ses propres savoirs (sic). A l’école des fous de Meirieu, il n’y a pas de notes, car toute évaluation a valeur de sanction. Pour Meirieu une mauvaise note signe l’échec de l’enseignant. L’orthographe est considérée comme une violence à l’encontre des élèves : on parle maintenant « d’atelier de négociation orthographique ». Evidemment ce que ne dit pas Meirieu c’est que les élèves qui ont été éduqués dans son école des fous n’ont aucune chance d’intégrer une grande prépa ou une grande école car à un moment donné le savoir réel, la connaissance technique et les notes sont les seuls critères qui comptent.

    Les classes de niveaux ont été supprimées: d’après les sociologues, l’hétérogénéité est la meilleure garantie du succès pour tous. Mais en pratique ? Lorsque l’hétérogénéité est difficile à appliquer à cause du jeu des options et des langues (les meilleurs choisissent souvent latin et allemand) Meirieu préconise « les réseaux d’échange réciproque du savoir ». Exemple : « tu m’apprends la proportionnalité et je t’enseigne les pronoms relatifs » : angélisme ou aveuglement ?

    La réforme du français (1996 pour le collège, 2000 pour le lycée) a été un summum d’absurdité. Avant, les élèves apprenaient la structure d’une phrase en sujet, verbe, complément. Maintenant nos pédagogues ont introduit leur vocabulaire de cuistre : situation d’énonciation, adjuvant, adjuvé, schéma actantiel, schéma narratif,… Les élèves ne comprennent rien et les parents ne peuvent plus les aider. Dans cette nouvelle approche purement idéologique, l’accent porte sur le discours et l’argumentation. Le tract d’un parti politique et un passage de Voltaire sont ainsi mis sur le même pied. « Le Dormeur du Val » n’est plus qu’un manifeste antimilitariste. Comme l’avoue Meirieu, étudier la notice d’emploi d’une machine à laver a autant de sens qu’étudier Balzac !

    Grammaire, orthographe, conjugaison, lecture sont des vocabulaires du passé. Désormais dans la Novlangue des pédagogues, on parle de « l’observation réfléchie de la langue » (ou ORL, non ce n’est pas le nom d’une maladie…). L’apprentissage des tables de conjugaison est devenu interdit. Les pédagogues des IUFM ont inventé « la dictée à l’adulte ». Pour éviter d’imposer à l’élève la violence de l’orthographe, ce  sont eux qui dictent un texte de leur cru à l’enseignant.

    Evidemment les établissements privés et les lycées de haut niveau ignorent superbement ces directives idéologiques. Les autres sont bien obligés de subir.

    Tout commence à l’IUFM. Ils n’ont pas été supprimés et se portent mieux que jamais. Intégrés désormais aux universités, ils sont peuplés des mêmes créatures que par le passé. On ne change pas une équipe qui perd ! Le message délivré est désespérant : il faut s’adapter au niveau très bas des élèves et leur supposée réticence à fournir le moindre effort. Les séances de formation ressemblent à des sessions des Alcooliques Anonymes. Voici quelques-unes des recommandations entendues en IUFM : ne pas apporter de savoirs car ça ne sert à rien, ne pas ennuyer l’enfant, amuser les élèves, leur demander de s’auto évaluer.

    La formation des professeurs est devenue ubuesque. En théorie les jeunes professeurs sortant de leur formation sont affectés à temps plein dans une classe. Voici la pratique :

    –         de la rentrée à la Toussaint, le nouveau professeur n’est pas dans sa classe mais dans celle de son tuteur,

    –         les élèves voient leur professeur en titre de la Toussaint à Noël,

    –         après Noël, ils voient apparaître un stagiaire : le professeur stagiaire pilote le stagiaire étudiant ! Pendant un mois le professeur disparait pour suivre une formation et il laisse la classe à l’élève stagiaire.

    Les élèves auront ainsi vu défiler pas moins de trois enseignants différents pendant l’année. Ceci évidemment sans remplacement éventuel pour congé maladie.

    Quelles sont les belles âmes qui prétendent encore que l’élève doit être au cœur du système : ce n’est en fait qu’une variable d’ajustement, un cobaye sur lequel on teste de nouvelles dispositions tout aussi éphémères que le ministre qui les a imaginées !

    Et puis il y a l’inamovible Gérard Aschiéri qui a déjà usé 5 ministres et qui a la tête de la FSU est le garant de la défense des avantages acquis.

    Et que fait le pouvoir politique dans tout cela. La triste réalité est les politiques sont impuissants et manifestent peu d’intérêt pour un sujet sur lesquels il n’y a que des coups à prendre : les syndicats sont en embuscade permanente, les parents jamais contents et les élèves toujours prêts à se mettre en grève. Comme l’a dit Gilles de Robien : « l’éducation nationale est un ministère où il est impossible de se mettre en valeur sauf en pratiquant la démagogie comme Lang qui crée 50 000 postes non budgétés en deux ans ou Bayrou qui ne fait strictement rien d’autre que répéter qu’il aime les enseignants ». C’est sous Bayrou que la réforme du français au collège, l’une des plus néfastes des 30 dernières années est passée. Bayrou se défend en indiquant que c’est son administration qui l’a faite. Triste aveu ! Pour durer sans froisser personne, il lui arrivait de jouer au ping-pong dans l’abri anti-aérien de la rue de Grenelle.

    Pour comprendre cette inaction politique il suffit de réaliser qu’un petit tract glissé dans le casier de liaison touche immédiatement 9 millions de parents, donc 9 millions d’électeurs. Cela tempère la bravoure de beaucoup d’audacieux.

    Et puis il y a l’éternel débat sur les effectifs. Essayons de regarder objectivement la situation française. Voici les chiffres tels que publiés par l’Education Nationale :

    –         Nombre d’élèves dans le public primaire/secondaire en 2010 :                               9.952.681

    –         Nombre d’enseignants :                                                                                             804.043

    –         Absentéisme moyen dans le public 12% (6% dans le privé !)                                        – 96.485

    –         Enseignants effectivement en poste :                                                                     707.558

    Or, d’après le ministère, l’effectif moyen des classes du public en primaire et secondaire est de 23,4 élèves par classe. Ce nombre tient compte des spécialités qui s’exercent en groupe. Cela signifie que 425.328 enseignants sont nécessaires. On en conclut qu’il y a en permanence 282.230 enseignants qui n’enseignent pas ou en tout cas ne sont pas devant des élèves ! Et ce calcul tient déjà compte de l’absentéisme.

    Cet énorme gaspillage est pour l’essentiel dû à la désorganisation et au laxisme d’une énorme machine impossible à gérer. Qui peut gérer efficacement près d’1 million de personnes ? Evidemment ce système est promu et défendu par les syndicats qui y trouvent leur fonds de commerce. Seule la décentralisation peut apporter une réponse et bien sûr les syndicats la combattent farouchement.

    Une autre manière d’aborder le sujet concerne le temps de travail des enseignants par semaine. La récente étude publiée par l’OCDE montre que les enseignants français du second degré travaillent bien moins que leurs collègues allemands, anglais ou espagnols : 628 heures en France, contre plus de 700 heures ailleurs. La durée de travail des enseignants du secondaire a été fixée par décret en 1950 et n’a jamais évolué depuis (merci la FSU) : 15 heures pour les agrégés et 18 heures pour les certifiés. Les syndicats enseignants refusent depuis plus de 40 ans toute flexibilité et toute annualisation de leur temps de travail.

    Et puis il y a ce mythe du temps de préparation des cours, de correction des copies, de partage avec les autres professeurs, de réunion avec les parents, qui soi-disant ferait passer le temps de travail effectif des enseignants à plus de 35 heures.

    Regardons la réalité telle que vécue par des millions de parents d’élèves. Un jeune prof va probablement passer du temps à préparer ses cours les 2 ou 3 premières années. Mais après ? Les profs se contentent de répéter chaque année leur cours de l’année passée. Qui pourra faire croire qu’un prof expérimenté passe plus de 1 à 2 heures par semaine à préparer ses cours. Parlons de la correction des copies. Dans le meilleur des cas, un prof donnera un devoir tous les 15 jours (certains profs de philo en donnent un par trimestre !). En imaginant qu’il passe 15 minutes sur chaque copie, cela représente 4 à 5 heures de travail par semaine. Et ceci uniquement pour les profs consciencieux (heureusement les plus nombreux). Mais il y a ceux, en philo par exemple, qui utilisent pour corriger les copies la célèbre méthode de l’escalier : jeter les copies d’un geste leste en haut d’un escalier de 16 marches et noter en fonction de la marche atteinte !

    Si on ajoute 1 à 2 réunions avec les parents d’élèves par an et quelques heures de concertation avec les autres professeurs par mois, on arrive péniblement et dans le meilleur des cas à une petite dizaine d’heures pour toutes ces activités hors cours. La moyenne horaire hebdomadaire d’un prof du secondaire est ainsi entre 25 et 28 heures au grand maximum.

    Comme l’a révélé récemment un article des Echos, faire travailler les professeurs seulement deux heures de plus par semaine représenterait l’équivalent de plus de 40.000 postes.

    Evidemment, le mammouth ligoté par les syndicats tout puissants ne veut surtout pas bouger. Au contraire, il propage une désinformation éhontée en demandant contre toute logique des temps de travail plus faibles, des classes allégées et des décharges pour les profs. Plus c’est gros, plus ça passe. Ubuesque !

    Faisons un rêve. Pourquoi ne pourrait-on pas :

    –         Demander aux enseignants de travailler 2 heures de plus par semaine,

    –         Introduire de la souplesse dans les horaires hebdomadaires,

    –         Echanger des horaires dans une même classe en fonction des absences,

    –         Annualiser le temps de travail des enseignants,

    –         Demander une plus grande polyvalence aux enseignants,

    –         Instituer au collège le principe que deux enseignants principaux suffisent : un littéraire et un scientifique,

    –         Demander aux enseignants qui ne donnent pas de cours de faire de la surveillance.

     

    Tout ceci, ou une grande partie, Claude Allègre avait voulu le faire. Jospin, un apparatchik aux ordres des syndicats, l’a tué. Devant l’obstacle, courage, fuyons !

     

    Mais pour que quoi que ce soit bouge, il faudrait que nos syndicats aient pour but premier l’éducation de nos enfants et non la défense des avantages acquis et un corporatisme populiste. Il y a hélas peu d’espoir. Il nous faudrait une Margareth Thatcher de l’éducation nationale !

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    Les 40 dernières années ont été marquées par l’infantilisation de la société française. Les adultes, qui avaient autrefois pour devoir de préparer l’avenir de leurs enfants ont abdiqué cette responsabilité. La génération de 68 a avant tout recherché son confort, son plaisir, sa libération sexuelle, à travers la musique, les loisirs, le sport, le jeu, les vacances, le sexe, la  drogue. Ils dépensaient tout ce qu’ils gagnaient sans se soucier d’un avenir pris en charge par les organismes de répartition de l’état providence. Dans une France riche, la facilité a triomphé. Et certains politiques ont tout fait pour que cette infantilisation fonctionne à leur profit, grâce à un populisme bien calculé. On a mis en place un système basé sur la culture générale, les loisirs, l’emploi confortable à vie, l’assistanat, le financement des avantages acquis par la dette, une dépense croissante et irréversible de l’état, une addition laissée aux générations futures.

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  • Medias et retro-subventions

    • 19 septembre 2011

     

     

    D’une manière ou d’une autre, les partis politiques ont toujours utilisé des fonds occultes. Tous les medias le savent mais continuent à jouer aux vierges effarouchées dès qu’une nouvelle affaire surgit.

    On sait très bien et depuis longtemps qu’environ 10% des 4 à 5 milliards d’argent frais de la France Afrique ont été reversés en retro-subventions aux partis et tous ont été arrosés avant et après les mesures (misérables pour eux) de financement public. Le parti au pouvoir touche plus que les autres : c’est une règle acceptée.

    Evidemment ces 400 à 500 millions ne reviennent pas directement en France. Il faut vraiment que Chirac et Villepin soient totalement demeurés pour toucher personnellement ces sommes (à ce niveau, on ne sait jamais : la réalité dépasse parfois la fiction !).

    Mitterrand avait horreur de l’argent – pourvu qu’il en ait assez – et il laissait Papa m’a dit et ses amis s’occuper de tout.

    Au-delà de l’argent africain, il y a d’autres scandales qui n’ont jamais fait surface. Souvenons-nous tout de même que l’URSS a longtemps financé le PCF et la CGT (copieusement) en échange de divers « services », tels l’espionnage industriel de technologies sensibles ou la déstabilisation de l’Ouest. La Stasi a financé l’oisiveté des Verts, pour leur donner le temps et les moyens de manifester (n’est-ce pas Danny). FO a été financé par la CIA, la CFTC par le Vatican et les Trotskistes par Mao (avec l’argent de la famine).

    Mais que devient l’argent des rétro-subventions. Traditionnellement, il est versé à une cellule de gestion spécialisée, basée en Suisse, très discrète, très compétente et connue de très peu de personnes. Cette cellule est chargée des mouvements, entrants et sortants. Evidemment le coup de balai donné par Sarko aux paradis fiscaux a perturbé le dispositif. N’ayons crainte : l’International Socialiste, comme d’autres, a beaucoup d’amis et soigne le relationnel. Et il faut bien soutenir Gbagbo, un ami si cher. Beaucoup d’élus de gauche, qui font semblant aujourd’hui de se boucher le nez, savent très bien qu’ils doivent leur élection, à un moment ou à un autre, à l’argent de la France Afrique qui leur a permis de faire basculer des votes en leur faveur.

    Mais cela ne nous regarde pas.

    Soulevons cependant un petit coin du voile sur un aspect méconnu du grand public. Une partie de cet argent sert à alimenter – et donc à contrôler – les médias et tout particulièrement les médias de gauche. Devinez pourquoi la grande majorité des journalistes a le cœur à gauche !

    Qui finance les journaux et les magazines, dont beaucoup sont en perte, à fonds perdus ? Comment certains journaux peuvent-ils payer grassement certains journalistes en France mais aussi en Suisse. On trouve toujours un investisseur « philanthrope » qui échangera une perte en France contre un compte en Suisse, non soumis à l’ISF.

    Qui finance, toujours à fonds perdus, les feuilles de choux qui fleurissent au moment d’élections ? Qui organise des rencontres, des universités d’été, des voyages avec de généreux donateurs ?

    Et puis, il faut bien payer ses vacances à l’étranger, le Riad à Marrakech, la villa en Sardaigne, les études des enfants aux USA,… Comment se fait-il que des couples, apparemment sans argent, collectionnent les bijoux de famille ou les œuvres d’art, qui voyagent facilement ? Comment louer des maisons ou des appartements à des sociétés immobilières à fonds étrangers ?

    Et comment certaines sociétés secrètes ont-elles obtenu une telle influence dans le milieu de la presse ?

    Mais cela ne nous regarde pas.

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  • Front National

    • 28 août 2011

     

     

    Un internaute nous a demandé notre opinion sur le Front National. Voici ce que nous en pensons.

    Dans les pays démocratiques, on trouve trois catégories de méthodes pour obtenir le suffrage des électeurs :

    –                la campagne démocratique, où chaque candidat propose objectivement ses méthodes pour résoudre les problèmes au mieux de l’intérêt général et en évitant une focalisation trop forte sur telle ou telle catégorie d’électeurs. C’est une démarche difficile et exigeante, dans un contexte où chacun cherche naturellement à défendre ses avantages personnels. La vraie démocratie exige des citoyens éduqués, solidaires et altruistes. Cette démarche fonctionne assez bien dans les pays scandinaves et aux Etats-Unis, (suite…)

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