« La Vérité, l'âpre Vérité »
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    Le scandale d’Outreau en 2008 a révélé que le soi-disant code de déontologie des magistrats n’était qu’un écran de fumée. Le Syndicat de la Magistrature s’est battu par pur corporatisme pour défendre un juge indéfendable.

     

    Souvenons-nous que ce syndicat a été créé le 8 juin 1968 par des contestataires qui refusaient d’appliquer toute loi, si ce n’est la leur. Evidemment les créateurs de notre système judiciaire se sont prémunis de ce danger en créant les cours d’Appel et de Cassation. Mais la vérole est de train de gagner lentement ces instances. (suite…)

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    Après les élections présidentielles de 1988, par un effet surprenant du hasard, le financement de la campagne présidentielle de Mitterrand a commencé à poindre son nez.

    L’inspecteur Gaudino découvrait en 1989 des mécanismes de financement illégaux de la campagne à travers la société URBA à Marseille. A Paris, un mécanisme équivalent était mis à jour avec la société GRACO. Dans les deux cas, les mécanismes de détournement d’argent public étaient  les mêmes : rétro-commissions sur les marchés de travaux, cabinets d’études fictifs.

    En fait l’affaire URBA-GRACO n’était que la partie émergée de l’iceberg car le parti socialiste – comme l’ancienne SFIO – tirait toujours l’essentiel de ses fonds occultes de rétro-subventions versées par des chefs d’état Africains participant à l’Internationale Socialiste.

    Une autre source de financement était Mr Bettencourt, qui avait été protégé par Mitterrand à la Libération et qui renvoyait ainsi l’ascenseur.

    Mitterrand avait un homme de main efficace : Henri Nallet. C’était son chef de campagne, mouillé jusqu’au cou. Il a été nommé Garde des Sceaux, non pas pour faire le bien des justiciables, mais pour déminer, révoquer, muter, afin de couvrir au mieux les traces des turpitudes mitterrandiennes. L’inspecteur Gaudino ou le juge Jean-Pierre ont été les victimes de Nallet le nettoyeur.

    Le risque encouru par Mitterrand était considérable. Compte tenu des lois en vigueur alors, si des financements illicites et par conséquent une fraude électorale étaient avérés, le mandat de Mitterrand à la Présidence pouvait être révoqué.

    La Mitterrandie, mais au-delà tout le parti socialiste, était aux abois et des ennemis jurés se sont alors ligués pour éteindre le feu avant qu’il ne gagne le palais. L’équipe de pompiers était constituée de Rocard, Arpaillange, Jox et Mauroy.

    Nos comploteurs ont présenté à l’automne 1989 une loi dite de moralisation du financement des partis (ça ne s’invente pas !). Elle a fait polémique avec la droite et notamment le sénat.

    Lors du second vote devant l’assemblée nationale en 1990, un infamant article 19 a été ajouté subrepticement. Cet article garantissait que « la clarification du financement des activités politiques amnistie les auteurs de détournements de fonds au profit des politiques ». En somme, une loi d’autoamnistie !

    Evidemment, les députés socialistes non directement concernés par ces affaires – il y en avait tout de même quelques-uns – se sont retrouvés devant un dilemme : soit ils votaient cette loi et participaient à une opération de dissimulation de malversations, soit ils votaient contre et faisaient exploser le système. Le courage l’a emporté et la loi a été votée pratiquement à l’unanimité. Très peu de socialistes étaient néanmoins en séance : courageusement, ils ont préféré laisser leur clef de vote à un tiers pour faire le sale  boulot à leur place. Sont-ils de ce fait exonérés de leur responsabilité ?

    Qui était au pouvoir et à l’assemblée alors :

    –       Rocard était Premier Ministre,

    –       Hollande était député de la première circonscription de Corrèze,

    –       Ségolène était député des Deux Sèvres,

    –       Mélenchon était Sénateur de l’Essonne,

    –       Jospin avait été Directeur de Campagne de Mitterrand et évidemment ne savait rien. Tout comme il n’a jamais rien su par la suite sur le financement de sa propre campagne,

    –       Mauroy était député de la première circonscription du Nord,

    –       DSK était député de la troisième circonscription de Loire Atlantique,

    –       L’inénarrable Baylet, condamné en 2003 et 2007 pour affairisme, puis remis en examen en 2008, était député de la deuxième circonscription du Tarn et Garonne.

     

    Il serait intéressant que nos (leurs) amis journalistes posent la question à Hollande ou Ségolène : lors du vote de cet ignoble article 19, ont-ils fui comme des lapins ou ont-ils tourné eux-mêmes leur clef ?

    Certains échappent à la critique directe : Martine sévissait alors chez Péchiney et Valls et Montebourg étaient trop jeunes. Un seul a senti  le vent du boulet : Emmanuelli, condamné en tant que trésorier de la campagne de Mitterrand, mais qui ne savait rien sur les financements illicites dont il était accusé (le pauvre).

    Et la France en délire remercie chaudement les membres du Parti Socialiste pour leur honnêteté et leurs saines méthodes de gouvernement.

    La morale va enfin revenir au pouvoir !

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  • Le sabotage de l’éducation

    • 30 septembre 2011

     

    Depuis plus de 40 ans les idéologues de l’éducation propagent les idées de Mai 68. La doctrine égalitariste issue de 68 se résume ainsi : l’instruction a fait place à l’éducation, la transmission des savoirs à l’auto-apprentissage et à l’épanouissement.

    Les enseignants sont jugés non pas sur les résultats de leurs élèves mais sur la conformité à la doctrine du moment. Plus un apparatchik de la rue de Grenelle s’est éloigné d’une salle de classe et des élèves, plus il se montre intraitable sur les principes.

    L’éducation nationale est un peu comme une armée en déroute : ce sont les planqués qui définissent la stratégie et font la loi tandis que ceux qui sont au front devant les élèves n’ont rien à dire.

    On a vu apparaître l’apprentissage multi sensoriel, une démarche proche de la « métacognition » de Philippe Meirieu. Pour ce dangereux théoricien, l’élève doit être épistémologue de ses propres savoirs (sic). A l’école des fous de Meirieu, il n’y a pas de notes, car toute évaluation a valeur de sanction. Pour Meirieu une mauvaise note signe l’échec de l’enseignant. L’orthographe est considérée comme une violence à l’encontre des élèves : on parle maintenant « d’atelier de négociation orthographique ». Evidemment ce que ne dit pas Meirieu c’est que les élèves qui ont été éduqués dans son école des fous n’ont aucune chance d’intégrer une grande prépa ou une grande école car à un moment donné le savoir réel, la connaissance technique et les notes sont les seuls critères qui comptent.

    Les classes de niveaux ont été supprimées: d’après les sociologues, l’hétérogénéité est la meilleure garantie du succès pour tous. Mais en pratique ? Lorsque l’hétérogénéité est difficile à appliquer à cause du jeu des options et des langues (les meilleurs choisissent souvent latin et allemand) Meirieu préconise « les réseaux d’échange réciproque du savoir ». Exemple : « tu m’apprends la proportionnalité et je t’enseigne les pronoms relatifs » : angélisme ou aveuglement ?

    La réforme du français (1996 pour le collège, 2000 pour le lycée) a été un summum d’absurdité. Avant, les élèves apprenaient la structure d’une phrase en sujet, verbe, complément. Maintenant nos pédagogues ont introduit leur vocabulaire de cuistre : situation d’énonciation, adjuvant, adjuvé, schéma actantiel, schéma narratif,… Les élèves ne comprennent rien et les parents ne peuvent plus les aider. Dans cette nouvelle approche purement idéologique, l’accent porte sur le discours et l’argumentation. Le tract d’un parti politique et un passage de Voltaire sont ainsi mis sur le même pied. « Le Dormeur du Val » n’est plus qu’un manifeste antimilitariste. Comme l’avoue Meirieu, étudier la notice d’emploi d’une machine à laver a autant de sens qu’étudier Balzac !

    Grammaire, orthographe, conjugaison, lecture sont des vocabulaires du passé. Désormais dans la Novlangue des pédagogues, on parle de « l’observation réfléchie de la langue » (ou ORL, non ce n’est pas le nom d’une maladie…). L’apprentissage des tables de conjugaison est devenu interdit. Les pédagogues des IUFM ont inventé « la dictée à l’adulte ». Pour éviter d’imposer à l’élève la violence de l’orthographe, ce  sont eux qui dictent un texte de leur cru à l’enseignant.

    Evidemment les établissements privés et les lycées de haut niveau ignorent superbement ces directives idéologiques. Les autres sont bien obligés de subir.

    Tout commence à l’IUFM. Ils n’ont pas été supprimés et se portent mieux que jamais. Intégrés désormais aux universités, ils sont peuplés des mêmes créatures que par le passé. On ne change pas une équipe qui perd ! Le message délivré est désespérant : il faut s’adapter au niveau très bas des élèves et leur supposée réticence à fournir le moindre effort. Les séances de formation ressemblent à des sessions des Alcooliques Anonymes. Voici quelques-unes des recommandations entendues en IUFM : ne pas apporter de savoirs car ça ne sert à rien, ne pas ennuyer l’enfant, amuser les élèves, leur demander de s’auto évaluer.

    La formation des professeurs est devenue ubuesque. En théorie les jeunes professeurs sortant de leur formation sont affectés à temps plein dans une classe. Voici la pratique :

    –         de la rentrée à la Toussaint, le nouveau professeur n’est pas dans sa classe mais dans celle de son tuteur,

    –         les élèves voient leur professeur en titre de la Toussaint à Noël,

    –         après Noël, ils voient apparaître un stagiaire : le professeur stagiaire pilote le stagiaire étudiant ! Pendant un mois le professeur disparait pour suivre une formation et il laisse la classe à l’élève stagiaire.

    Les élèves auront ainsi vu défiler pas moins de trois enseignants différents pendant l’année. Ceci évidemment sans remplacement éventuel pour congé maladie.

    Quelles sont les belles âmes qui prétendent encore que l’élève doit être au cœur du système : ce n’est en fait qu’une variable d’ajustement, un cobaye sur lequel on teste de nouvelles dispositions tout aussi éphémères que le ministre qui les a imaginées !

    Et puis il y a l’inamovible Gérard Aschiéri qui a déjà usé 5 ministres et qui a la tête de la FSU est le garant de la défense des avantages acquis.

    Et que fait le pouvoir politique dans tout cela. La triste réalité est les politiques sont impuissants et manifestent peu d’intérêt pour un sujet sur lesquels il n’y a que des coups à prendre : les syndicats sont en embuscade permanente, les parents jamais contents et les élèves toujours prêts à se mettre en grève. Comme l’a dit Gilles de Robien : « l’éducation nationale est un ministère où il est impossible de se mettre en valeur sauf en pratiquant la démagogie comme Lang qui crée 50 000 postes non budgétés en deux ans ou Bayrou qui ne fait strictement rien d’autre que répéter qu’il aime les enseignants ». C’est sous Bayrou que la réforme du français au collège, l’une des plus néfastes des 30 dernières années est passée. Bayrou se défend en indiquant que c’est son administration qui l’a faite. Triste aveu ! Pour durer sans froisser personne, il lui arrivait de jouer au ping-pong dans l’abri anti-aérien de la rue de Grenelle.

    Pour comprendre cette inaction politique il suffit de réaliser qu’un petit tract glissé dans le casier de liaison touche immédiatement 9 millions de parents, donc 9 millions d’électeurs. Cela tempère la bravoure de beaucoup d’audacieux.

    Et puis il y a l’éternel débat sur les effectifs. Essayons de regarder objectivement la situation française. Voici les chiffres tels que publiés par l’Education Nationale :

    –         Nombre d’élèves dans le public primaire/secondaire en 2010 :                               9.952.681

    –         Nombre d’enseignants :                                                                                             804.043

    –         Absentéisme moyen dans le public 12% (6% dans le privé !)                                        – 96.485

    –         Enseignants effectivement en poste :                                                                     707.558

    Or, d’après le ministère, l’effectif moyen des classes du public en primaire et secondaire est de 23,4 élèves par classe. Ce nombre tient compte des spécialités qui s’exercent en groupe. Cela signifie que 425.328 enseignants sont nécessaires. On en conclut qu’il y a en permanence 282.230 enseignants qui n’enseignent pas ou en tout cas ne sont pas devant des élèves ! Et ce calcul tient déjà compte de l’absentéisme.

    Cet énorme gaspillage est pour l’essentiel dû à la désorganisation et au laxisme d’une énorme machine impossible à gérer. Qui peut gérer efficacement près d’1 million de personnes ? Evidemment ce système est promu et défendu par les syndicats qui y trouvent leur fonds de commerce. Seule la décentralisation peut apporter une réponse et bien sûr les syndicats la combattent farouchement.

    Une autre manière d’aborder le sujet concerne le temps de travail des enseignants par semaine. La récente étude publiée par l’OCDE montre que les enseignants français du second degré travaillent bien moins que leurs collègues allemands, anglais ou espagnols : 628 heures en France, contre plus de 700 heures ailleurs. La durée de travail des enseignants du secondaire a été fixée par décret en 1950 et n’a jamais évolué depuis (merci la FSU) : 15 heures pour les agrégés et 18 heures pour les certifiés. Les syndicats enseignants refusent depuis plus de 40 ans toute flexibilité et toute annualisation de leur temps de travail.

    Et puis il y a ce mythe du temps de préparation des cours, de correction des copies, de partage avec les autres professeurs, de réunion avec les parents, qui soi-disant ferait passer le temps de travail effectif des enseignants à plus de 35 heures.

    Regardons la réalité telle que vécue par des millions de parents d’élèves. Un jeune prof va probablement passer du temps à préparer ses cours les 2 ou 3 premières années. Mais après ? Les profs se contentent de répéter chaque année leur cours de l’année passée. Qui pourra faire croire qu’un prof expérimenté passe plus de 1 à 2 heures par semaine à préparer ses cours. Parlons de la correction des copies. Dans le meilleur des cas, un prof donnera un devoir tous les 15 jours (certains profs de philo en donnent un par trimestre !). En imaginant qu’il passe 15 minutes sur chaque copie, cela représente 4 à 5 heures de travail par semaine. Et ceci uniquement pour les profs consciencieux (heureusement les plus nombreux). Mais il y a ceux, en philo par exemple, qui utilisent pour corriger les copies la célèbre méthode de l’escalier : jeter les copies d’un geste leste en haut d’un escalier de 16 marches et noter en fonction de la marche atteinte !

    Si on ajoute 1 à 2 réunions avec les parents d’élèves par an et quelques heures de concertation avec les autres professeurs par mois, on arrive péniblement et dans le meilleur des cas à une petite dizaine d’heures pour toutes ces activités hors cours. La moyenne horaire hebdomadaire d’un prof du secondaire est ainsi entre 25 et 28 heures au grand maximum.

    Comme l’a révélé récemment un article des Echos, faire travailler les professeurs seulement deux heures de plus par semaine représenterait l’équivalent de plus de 40.000 postes.

    Evidemment, le mammouth ligoté par les syndicats tout puissants ne veut surtout pas bouger. Au contraire, il propage une désinformation éhontée en demandant contre toute logique des temps de travail plus faibles, des classes allégées et des décharges pour les profs. Plus c’est gros, plus ça passe. Ubuesque !

    Faisons un rêve. Pourquoi ne pourrait-on pas :

    –         Demander aux enseignants de travailler 2 heures de plus par semaine,

    –         Introduire de la souplesse dans les horaires hebdomadaires,

    –         Echanger des horaires dans une même classe en fonction des absences,

    –         Annualiser le temps de travail des enseignants,

    –         Demander une plus grande polyvalence aux enseignants,

    –         Instituer au collège le principe que deux enseignants principaux suffisent : un littéraire et un scientifique,

    –         Demander aux enseignants qui ne donnent pas de cours de faire de la surveillance.

     

    Tout ceci, ou une grande partie, Claude Allègre avait voulu le faire. Jospin, un apparatchik aux ordres des syndicats, l’a tué. Devant l’obstacle, courage, fuyons !

     

    Mais pour que quoi que ce soit bouge, il faudrait que nos syndicats aient pour but premier l’éducation de nos enfants et non la défense des avantages acquis et un corporatisme populiste. Il y a hélas peu d’espoir. Il nous faudrait une Margareth Thatcher de l’éducation nationale !

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    Les 40 dernières années ont été marquées par l’infantilisation de la société française. Les adultes, qui avaient autrefois pour devoir de préparer l’avenir de leurs enfants ont abdiqué cette responsabilité. La génération de 68 a avant tout recherché son confort, son plaisir, sa libération sexuelle, à travers la musique, les loisirs, le sport, le jeu, les vacances, le sexe, la  drogue. Ils dépensaient tout ce qu’ils gagnaient sans se soucier d’un avenir pris en charge par les organismes de répartition de l’état providence. Dans une France riche, la facilité a triomphé. Et certains politiques ont tout fait pour que cette infantilisation fonctionne à leur profit, grâce à un populisme bien calculé. On a mis en place un système basé sur la culture générale, les loisirs, l’emploi confortable à vie, l’assistanat, le financement des avantages acquis par la dette, une dépense croissante et irréversible de l’état, une addition laissée aux générations futures.

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  • Medias et retro-subventions

    • 19 septembre 2011

     

     

    D’une manière ou d’une autre, les partis politiques ont toujours utilisé des fonds occultes. Tous les medias le savent mais continuent à jouer aux vierges effarouchées dès qu’une nouvelle affaire surgit.

    On sait très bien et depuis longtemps qu’environ 10% des 4 à 5 milliards d’argent frais de la France Afrique ont été reversés en retro-subventions aux partis et tous ont été arrosés avant et après les mesures (misérables pour eux) de financement public. Le parti au pouvoir touche plus que les autres : c’est une règle acceptée.

    Evidemment ces 400 à 500 millions ne reviennent pas directement en France. Il faut vraiment que Chirac et Villepin soient totalement demeurés pour toucher personnellement ces sommes (à ce niveau, on ne sait jamais : la réalité dépasse parfois la fiction !).

    Mitterrand avait horreur de l’argent – pourvu qu’il en ait assez – et il laissait Papa m’a dit et ses amis s’occuper de tout.

    Au-delà de l’argent africain, il y a d’autres scandales qui n’ont jamais fait surface. Souvenons-nous tout de même que l’URSS a longtemps financé le PCF et la CGT (copieusement) en échange de divers « services », tels l’espionnage industriel de technologies sensibles ou la déstabilisation de l’Ouest. La Stasi a financé l’oisiveté des Verts, pour leur donner le temps et les moyens de manifester (n’est-ce pas Danny). FO a été financé par la CIA, la CFTC par le Vatican et les Trotskistes par Mao (avec l’argent de la famine).

    Mais que devient l’argent des rétro-subventions. Traditionnellement, il est versé à une cellule de gestion spécialisée, basée en Suisse, très discrète, très compétente et connue de très peu de personnes. Cette cellule est chargée des mouvements, entrants et sortants. Evidemment le coup de balai donné par Sarko aux paradis fiscaux a perturbé le dispositif. N’ayons crainte : l’International Socialiste, comme d’autres, a beaucoup d’amis et soigne le relationnel. Et il faut bien soutenir Gbagbo, un ami si cher. Beaucoup d’élus de gauche, qui font semblant aujourd’hui de se boucher le nez, savent très bien qu’ils doivent leur élection, à un moment ou à un autre, à l’argent de la France Afrique qui leur a permis de faire basculer des votes en leur faveur.

    Mais cela ne nous regarde pas.

    Soulevons cependant un petit coin du voile sur un aspect méconnu du grand public. Une partie de cet argent sert à alimenter – et donc à contrôler – les médias et tout particulièrement les médias de gauche. Devinez pourquoi la grande majorité des journalistes a le cœur à gauche !

    Qui finance les journaux et les magazines, dont beaucoup sont en perte, à fonds perdus ? Comment certains journaux peuvent-ils payer grassement certains journalistes en France mais aussi en Suisse. On trouve toujours un investisseur « philanthrope » qui échangera une perte en France contre un compte en Suisse, non soumis à l’ISF.

    Qui finance, toujours à fonds perdus, les feuilles de choux qui fleurissent au moment d’élections ? Qui organise des rencontres, des universités d’été, des voyages avec de généreux donateurs ?

    Et puis, il faut bien payer ses vacances à l’étranger, le Riad à Marrakech, la villa en Sardaigne, les études des enfants aux USA,… Comment se fait-il que des couples, apparemment sans argent, collectionnent les bijoux de famille ou les œuvres d’art, qui voyagent facilement ? Comment louer des maisons ou des appartements à des sociétés immobilières à fonds étrangers ?

    Et comment certaines sociétés secrètes ont-elles obtenu une telle influence dans le milieu de la presse ?

    Mais cela ne nous regarde pas.

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  • Front National

    • 28 août 2011

     

     

    Un internaute nous a demandé notre opinion sur le Front National. Voici ce que nous en pensons.

    Dans les pays démocratiques, on trouve trois catégories de méthodes pour obtenir le suffrage des électeurs :

    –                la campagne démocratique, où chaque candidat propose objectivement ses méthodes pour résoudre les problèmes au mieux de l’intérêt général et en évitant une focalisation trop forte sur telle ou telle catégorie d’électeurs. C’est une démarche difficile et exigeante, dans un contexte où chacun cherche naturellement à défendre ses avantages personnels. La vraie démocratie exige des citoyens éduqués, solidaires et altruistes. Cette démarche fonctionne assez bien dans les pays scandinaves et aux Etats-Unis, (suite…)

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    « Tout corps plongé dans un bocal de cornichons devient un cornichon » DSK, Juin 2007, après sa démission du Bureau National du PS.

    DSK ne sera pas poursuivi au pénal à New-York et la meute de ses amis cornichons  a envahi les plateaux télé pour blanchir leur colombe. Comme l’a dit une auditrice d’Europe 1 : tous ces commentaires donnent la nausée. Car enfin, DSK n’a en aucun cas été déclaré innocent. Il n’a simplement pas été jugé. Mais rassurez-vous Madame, tout ceci est loin d’être terminé.

    Voici les faits, tels que décrits par le procureur de New-York et admis par les avocats de DSK :

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    La classe politique de gauche – voire du centre et d’une partie de la droite molle – a soutenu du bout des lèvres l’intervention en Libye, en alternant propos de soutien et rétractations. Sa (courageuse) logique était la suivante : si l’intervention échoue, c’est évidemment la faute à ce va-t-en guerre de Sarko ; si elle réussit, on pourra toujours sortir quelques manifestations de soutien. La neutralité a bon dos.

    Pendant 6 mois, la gauche a fait brûler des cierges pour que Sarkozy se plante. C’est raté et la gauche est fort ennuyée. Le Candidat Normal, qui est bien obligé de se réjouir de l’issue Libyenne, a exhibé la dernière venue en France de Kadhafi pour ne pas avoir à encenser trop ouvertement Sarkozy : il démontre ainsi qu’il n’a ni courage, ni sens de l’état. Il est vrai que la seule responsabilité qu’il ait jamais eue est celle d’orchestrer les croassements du marécage socialiste.

    En fait, Sarkozy a donné une vraie leçon de courage et de politique internationale non seulement aux socialistes mais aussi aux Américains :

    – aux socialistes, dont on peut être certain qu’aucun cornichon du bocal (pour reprendre l’expression de DSK) n’aurait été capable de se lancer dans l’aventure Libyenne, sans une garantie de réussite de 100%. Et le premier cornichon du bocal – celui qui se croit normal – n’aurait pas fait mieux que les autres. C’est ça leur courage. Même BHL, qui n’est pourtant pas de droite, l’a dit,

    – aux Américains, qui ont certes apporté un soutien logistique, mais qui ont refusé tout engagement direct, au grand dam du reste de leurs militaires et des medias conservateurs comme Fox News. Les Américains ont pour habitude de commencer par bombarder à tout vent, écrasant ennemis et amis, puis d’essayer de réparer les dégâts en mettant un fantoche ayant vécu aux USA à la tête du pays. Sarkozy a montré que la France savait être plus subtile.

    Napoléon avait déjà fait la triste expérience de la méthode américaine en Espagne : on ne gouverne pas un pays contre son peuple. Sarkozy a ainsi – le premier – soutenu les rebelles sans leur imposer de vues politiques mais seulement en leur procurant une aide désintéressée, ce qui est le plus efficace à moyen terme. Et la France est maintenant admirée par l’ensemble du monde arabe.

    Ce succès Libyen est aussi rassurant sur l’aptitude des services secrets français qui ont bien manœuvré. Nous ne savons pas ce qu’ils ont fait exactement (heureusement) mais, de toute évidence, les rebelles ne se sont pas transformés de groupuscules désorganisés en unités d’élite capables de prendre Tripoli en quelques jours sans aide extérieure. La France et la Grande Bretagne ont joué les rôles clés dans cette transformation. Leurs services secrets ont de beaux restes et ont certainement donné une leçon aux têtes d’œuf du Pentagone.

    Mais revenons à notre bocal de cornichons et remuons-le sous le soleil Libyen. Il tourne vite au rance ! Regardez Martine, François (dit le Normal), Ségolène, Manuel, Arnaud, et écoutez-les débiter leurs idées mesquines et leurs litanies de « y-a-qu’à-faut-qu’on » : ont-ils une tête à faire de la vraie politique ?

    Encore merci Sarkozy. Vous incarnez la France qu’on aime.

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    Les niches fiscales et sociales ont été créées et développées progressivement dans des buts bien déterminés : aide à la construction, aide aux économies d’énergie, développement du territoire, protection du patrimoine, formation d’apprentis, soutien de l’emploi à domicile et de l’emploi à faible salaire, aide au passage aux 35 heures, aide aux départs anticipés à la retraite, aide à l’accession à la propriété,…

     

    Dans l’essentiel de ces niches, le but était clair et légitime et l’effort consenti était généralement équitablement réparti au sein de la population.

     

    Mais au-delà de ces niches somme toute plutôt légitimes, il existe une pléthore de niches dont personne ne parle de peur d’irriter une grande masse d’électeurs : les niches salariales.

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  • Murdoch sur Seine

    • 13 août 2011

     

     

    Les Anglais découvrent avec horreur des pratiques journalistiques que la France connaît depuis longtemps.

    – interceptions téléphoniques. Souvenez-vous des publications de conversations et de SMS privés de Sarkozy peu après son élection et avant qu’il ne soit équipé d’un mobile protégé. Evidemment les journalistes eux-mêmes ne sont généralement pas capables de pratiquer ces interceptions et ils font appel à des officines spécialisées. La sécurité intérieure a même été contrainte de changer certains codes gouvernementaux qui avaient été percés par ces spécialistes. Lorsqu’une personnalité devient inaccessible, c’est son entourage qui est visé (attention Mme Woerth),

    – les juges d’instruction et les magistrats de gauche (ils sont nombreux) organisent des fuites de manière permanente vers leurs amis journalistes, alors qu’ils sont soumis au devoir de réserve et au secret de l’instruction. Mais leurs opinions politiques priment sur leur devoir,

    – les syndicats de police de gauche alimentent leurs amis de détails croustillants afin de nuire au maximum aux personnalités du camp opposé,

    – des médias peu scrupuleux – tels Mediapart – n’hésitent pas à acheter au larbin des Bettencourt (qui est en train de faire des émules car la délation paye) les enregistrements de conversations personnelles et privées. De plus des magistrats (devinez de quel syndicat ?) ont validé juridiquement l’utilisation de ces enregistrements, à l’encontre de tout principe. Souvenez-vous qu’à l’opposé, Eric Woerth n’avait pas utilisé des listings bancaires étrangers parce qu’ils avaient été volés.

    – le plus beau évidemment, c’est le Canard Enchaîné, notre palmipède national qui sévit depuis des années. Il cultive un panel de hauts fonctionnaires de gauche, à l’éthique personnelle assez permissive, qui l’alimentent de manière continue. Et malheur à celui qui le met en cause : un flot de merde de canard se déversera sur sa tête pendant dix ans. Car le palmipède a la rancune tenace.

     

    Dans certains cas, comme en Angleterre, la motivation principale est l’argent et il s’agit alors de simple corruption (oui ma chère Eva). Ce n’est finalement pas le pire.

    Le pire est ce qui se passe dans la majorité des cas en France où les motivations sont idéologiques, faites par des gens qui s’arrogent le droit d’enfreindre la loi – ou à tout le moins le devoir d’état – pour des raisons politiques. Le développement de tels réseaux politiques, administratifs, judiciaires, policiers et médiatiques a été l’une des bases de développement des régimes totalitaires.

    Et c’est là que commence une attaque directe aux principes mêmes de la Démocratie.

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